jeudi 22 mars 2018

A la découverte des triangles !


Quand je regarde la photo ci-dessus, je me dis qu'il faut absolument que nous poncions notre table basse.

A moins que ce ne soit précisément le contraire : il faut absolument que nous laissions cette table basse telle qu'elle est toute notre vie, puisqu'elle témoigne des traces d'essais et d'erreurs gravées sur son plateau de pin fragile, de ces coups de crayons déviés, ces tâches d'encre et de peinture, comme autant de souvenirs des apprentissages de nos enfants. À voir. 😊

Dans l'attente de trancher cette question existentielle, voici une petite invitation de géométrie, proposée à Antonin il y a quelques semaines, mais je n'ai pas eu le temps de partager en temps et en heures. Ma proposition était simple : construire un petit livret de quelques feuillets, dont chacun présenterait un triangle différent, que je proposais à Antonin d'identifier.


Non, non, je n'ai pas craqué : je n'ai jamais acheté le cabinet de géométrie - qui reste  mes yeux le symbole du mauvais marketing montessorien, et que je suis bien déterminée à n'acheter jamais. Pour cette séance, j'ai eu une opportunité inespérée : alors que je me triturais les méninges pour trouver comment me passer du cabinet pour présenter les triangles à mon fils, une amie/collègue a proposé de me prêter le plateau de triangles qu'elle possédait pour sa classe. 💓 Et du coup, je me dis : les filles, il y a un créneau à prendre. Un réseau de prêt et d'échange de matériel au niveau local, voilà une belle idée à initier pour ceux qui pratiquent cette pédagogie dans un cadre domestique ! 😊


L'intérêt du cabinet, ici, est de permettre au jeune enfant de prendre en charge la construction géométrique - à 7 ans tout juste, Antonin ne maitrise pas suffisamment l'usage des outils de tracé pour réaliser une figure rigoureuse. Les supports jaunes guident ici le trait et permettent de produire des formes propres, variées (chaque triangle a des propriétés géométriques particulières) et de belle taille - ni trop grandes, ni trop petites. Les angles ne sont pas arrondis comme c'est trop souvent le cas dans le matériel géométrique destiné aux enfants (les fabricants doivent craindre qu'ils ne se piquent ... 😂😂) ...  J'ai cherché activement dans le commerce des pochoirs de formes géométriquement correctes pour remplacer le tiroir des triangles lors de cette séance ... En vain. 😔


Nous avions en amont fabriqué un "livret", c'est-à-dire qu'Antonin avait plié en deux 2 feuilles de papier machine, qu'il avait emboitées. Le voilà face à un "livre" vierge. Il a reporté ensuite chacun des triangles du cabinet sur une page séparée. Une page par triangle : c'est une jolie façon de mettrre chacun d'eux à l'honneur, et de les présenter "de manière claire et distincte", comme dirait l'un des philosophe préféré

Cela fait, le Damoiseau a soigneusement mesuré les côtés de tous les triangles à l'aide de son double décimètre, et reporté les mesures sur chaque figure. Un grand moment de plaisir pour mon petit mathématicien ! 😊


J'ai ensuite introduit la notion d'angle droit. Avec une définition très empirique, très provisoire, et, je l'admets, logiquement très contestable. L'idée n'était pas ici d'embarquer Antonin dans la mesure des angles, mais de m'appuyer sur ses pré-acquis sensoriels. Des formes, le Damoiseau en a touchées, au cours de sa courte vie. Il a manipulé, classé, nommé ... Il a compris bien des choses et construit bien des savoirs, et j'ai à cœur de m'appuyer sur ces expériences. Nous définissons donc, dans un premier temps, l'angle droit comme ayant la forme de cette encoignure très particulière représentée au sommet de l’équerre. Il est toujours intéressant, par ailleurs, de laisser l'enfant formuler sa propre définition de l'angle droit avec ses mots à lui - cette définition n'aura bien sûr rien de scientifique, puisqu'il est impossible de construire cette histoire de degrés ex nihilo, mais témoignera à coup sûr, au delà de la maladresse du vocabulaire, d'une compréhension sensorielle fine.

Armé de son équerre, Antonin est donc parti à la chasse aux angles droits dans son environnement. 👆 Encore un bon moment à ne pas rater !!


Il vérifie ensuite scrupuleusement si chacun de ses triangles contient - ou non - un angle droit. Dès que c'est le cas, il inscrit en légende "triangle rectangle". Le fait de retrouver, dans cette appellation, un mot si familier le fait sourire ...


Je lui montre, par la même occasion, la manière conventionnelle de marquer un angle droit sur une figure. Il s'agit d'un signe très logique et intuitif, qui "complète le rectangle" au sommet de la figure ...


Bon. L'angle droit est donc, dans un triangle, une particularité remarquable. Mais il y en a d'autres. Et Antonin a à peine besoin de mon aide pour la suite, puisqu'il a pris la peine de mesurer les cotés des figures. Il a constaté qu'un de ses triangles possède trois côtés de même longueur. J'introduis le vocabulaire : il s'agit d'un triangle "équilatéral". C'est un mot rigolo, "équilatéral". Nous prenons quelques minutes pour nous le mettre en bouche, scander les syllabes, et le décomposer : "équi", comme dans "équilibre",  "équinoxe" ou "équivalent". "Equi", c'est ce qui est est égal.  Le Damoiseau légende scrupuleusement (Quel délice, ces mots de grands !).

Nous procédons de même avec les triangles isocèles. L'étymologie est moins perceptible dans ce mot bizarre - normal, celui-ci vient du grec, et non du latin. "Isoskelès" veut dire "deux jambes égales"- hi hi, il y a même dans notre livret un triangle rectangle isocèle, la classe !

Le triangle qui ne présente aucunes de ces "particularités" est nommé "quelconque". Le mot plait beaucoup au Damoiseau, et j'attire son attention sur le fait qu'il est très facile de tracer des triangles quelconques. Il suffit de faire s'entre-couper trois droites "au hasard". C'est un triangle peu représenté dans notre culture comme dans la nature, et pourtant, il est, de toute sa famille, le plus spontané ...

N.B. Un triangle dont les trois côtés sont de longueurs inégales peut aussi être nommé "scalène". La pédagogie Montessori fait le choix délibéré de présenter ce vocable à l'enfant dès le début de la découverte. Je l'ai donc précisé à Antonin, qui a préféré le terme de "quelconque" (puisque c'est le terme qu'il rencontrera dans sa scolarité, tant mieux !). Néanmoins, les deux notions ne sont pas rigoureusement synonymes. Un triangle scalène peut être rectangle (il s'agit d'un triangle rectangle dont les trois côtés sont de longueurs inégales, donc), alors qu'on ne dit pas d'un triangle quelconque qu'il est rectangle ! S'il comporte un angle droit, il entre dans la catégorie des triangles "particuliers" et perd de ce fait la dénomination de "quelconque". 😉


Mon objectif, vous l'avez compris, était que chaque type de triangle soit valorisé pour lui-même. Aussi bien dans sa présentation (un par page, tout beau, tout propre !), que dans sa "petite histoire" particulière ... Rien de tel pour fixer les propriétés et les mots barbares dans les jeunes mémoires !

Reste à décorer librement la couverture du livret - Antonin y trace des triangles, bien sûr ! - et à l'orner d'un titre. Le Damoiseau signe la 4e de couverture, y appose la date, et y inscrit superbement le mot : "FIN". 😊

Tout est dit, même s'il reprend régulièrement (et fièrement !) ce livret depuis ! 😊
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dimanche 18 mars 2018

Bibliok'lipop {mars 2018}

En ce moment, nous lisons ...


Gouter - lecture de Mardi-Gras 💚

Connaissez-vous Le chevalier de Ventre-à-terre ? Il est signé Gilles Bachelet, vous savez, l'auteur de Mon chat le plus bête du monde, et comme d'habitude le décalage texte-images est hilarant. Mais cet album-ci a quelque chose en plus - et à mes yeux, c'est un chef d’œuvre d'un accomplissement rare. Est-ce l'univers médiéval et la richesse des illustrations, à la fois oniriques et réalistes ? Est-ce la tendresse et "l'humanité" qui irradient de ce héros gastéropode ? Surtout, ne le manquez pas s'il vous passe entre les mains ! 

(N.B. L'autre livre visible sur la photo est un de nos livre d'histoire préféré : L'histoire du monde en mille objets)


Voici un de nos dernier coups de cœur livresque : Le livre de la jungle, adapté fidèlement par Véronique Ovaldé, de manière à rendre l’œuvre de Kipling accessible aux plus jeunes (mes enfants ont 5 et 7 ans). C'est une merveille ! Illustrée de manière magistrale par Laurent Moreau, et rendant compte de toute la finesse du scénario - je vous préviens, on est loin du dessin animé édulcoré et manichéen de Walt Disney dans lequel il ne se passe pas grand chose ... (mais que nous aimons néanmoins, bon ! 😄).

Bref, une pépite à mettre dans toutes les mains ...


Presque tout et Costumes, de Joëlle Jolivet.


A chacun son Jolivet ! 😄

Les imagiers, ce n'est pas que pour les bébés ! À preuve, l’œuvre XXL de Joëlle Jolivet. Attention : le grand format, la beauté du papier et la fragilité des rabats rend ces albums difficilement manipulables en autonomie par les tout-petits ... Mais ces livres s'adressent-ils aux touts petits ? Presque tout, le préféré de mes enfants se présente comme une petite encyclopédie graphique. Chaque catégorie d'objets occupe une double page, invitant le lecteur à mettre de l'ordre dans sa tête et à enrichir son vocabulaire. Costumes plaira sans limite d'âge - personnellement, je suis fascinée ! Il s'agit d'un véritable ouvrage culturel, ouvrant sur l'Histoire, la Géographie, la sociologie et l’ethnologie. Sans compter qu'à chaque fois que je le feuillette, je rêve de concevoir des déguisements pour mes enfants ou leurs doudous ... 😊

Henri IV, éditions "Quelle histoire"

 


Ouh là là, j'ai eu bien du mal à dénicher la figurine d'Henri IV, qui n'est plus rééditée par Papo... 😟 M'enfin, j'y suis tout de même parvenue, d'occasion sur Internet, pour une bouchée de pain, et avec son cheval en plus ! 👍 Ce qui me permet de constater une fois de plus que les figurines d'il y a dix ans étaient de meilleure qualité que celles d'aujourd'hui, mais bref.

C'est un gros morceau, ce Henri IV. Il y a un an de cela, mes enfants étaient tombés sur des illustrations de la saint Barthélémy dans leurs livres d'Histoire (illustrations plutôt soft, mais bon, enfin, un carnage reste un carnage). Ces images avaient exercé sur eux une impression profonde - en particulier sur Louiselle. Je vous rassure, aucun cauchemar ne fut à déplorer, mais du coup, on en avait beaucoup parlé.

Aujourd'hui, nous reprenons l'antagonisme catholiques/protestants un peu plus en détails - en particulier avec le livre des éditions Quelle histoire, dont je vous avais déjà parlé ICI. Aborder cette période de l'Histoire à travers la biographie du premier des Bourbon permet de le faire par le biais de la tolérance et de la réconciliation - même si sa triste fin montre bien qu'à la fin de son règne, rien n'est résolu.

Et puis, ces guerres de religion trouvent un troublant écho dans notre actualité ... deux visions du monde qui s'affrontent dans un combat sans merci ... Je n'ai pas encore vraiment parlé de terrorisme à mes enfants - je trouve ça trop violent dans la mesure où c'est contemporain. Mais l'époque d'Henri IV est une belle métaphore de notre époque, et elle permet de faire passer le message de tolérance te de paix si nécessaire à nos vies d'aujourd'hui ...

En ce moment, nous écoutons ...




L'ensemble est une véritable "Histoire naturelle", au sens propre, puisqu'il s'agit de retracer l'évolution de la vie animale pendant les 15 000 dernières années.  Vocabulaire soutenu, tournures de phrases riches, scénarios relativement complexes : ici, après quelques écoutes (très agréables, au demeurant), nous avons finalement préféré le texte en lecture offerte. Que la belle voix de Jacques Perrin n'en prenne pas ombrage ! Lire à me enfants me permet d'accentuer, d'expliciter ou de ménager des pauses ... pile à leur mesure. 👌


Avec les Ogres de Barback, c'est toute ma vie estudiantine qui me revient d'un coup. Ce que j'ai pu les écouter ! Finalement, leurs chansons "pour enfants" coulent de source. Je ne suis pas vraiment sûre, d'ailleurs, qu'il s'agisse de musique "pour enfant". Plutôt est-ce un répertoire universel, léger et bigarré, rythmé, qui finalement, plait à tous indépendamment de l'âge. Mais n'est-ce pas le cas de l'ensemble de l’œuvre des Ogres ?


Ici, c'est sûr, la compilation n'a pas la prétention de s'adresser aux enfants. Mais les enfants n'écoutent pas QUE de la musique pour enfant, n'est-ce pas ? Cette pochette de 3 CD m'a été offerte à Noël dernier, et il se trouve que certaines chansons plaisent à toute la famille : "En sortant de l'école", "Je suis comme je suis", "Les feuilles mortes" ... Les interprètes variés (d'Yves Montand à Arthur H, en passant par Jacques Prévert himself) donnent à l'ensemble une certaine dynamique, même si la qualité de son n'est pas toujours parfaite, en particulier concernant les enregistrements anciens.

- Le Soldat rose, Louis Chédid.

J'étais très heureuse de mettre ce disque dans les oreilles de mes enfants, eux qui ont tellement apprécié Emilie Jolie ! Le Soldat rose, c'est pour moi une œuvre de la même famille : une histoire en chansons, la promenade d'un protagoniste, qui rencontre une foultitude de personnages rocambolesques, chacun (incarné par un artiste célèbre) poussant sa chansonnette afin de raconter son histoire. Le tout irradie de bonnes ondes, de rythme et de fraicheur. On fait le plein de toutes les voix qu'on aime - et même de celle qu'on aime moins, mais qui, sous la direction de Louis Chédid, se font douces, drôles ou tendres ... Une belle découverte !

Et vous, que lisez-vous /écoutez-vous/regardez-vous en ce moment ?
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jeudi 15 mars 2018

Louiselle entre en lecture !


En milieu de semaine dernière, Louiselle nous a fait une belle surprise ... Nous avons découvert qu'elle savait lire. Antonin lui montrait des mots dans des livres variés et elle les déchiffrait. Sans aucune erreur et assez rapidement. Il y avait même un beau paquet de mots inconnus (noms d'espèces de fleurs ou de constellations, par exemple). Pas de soucis pour la Damoiselle. Elle a même fait une démonstration de lecture à sa grand-mère par téléphone , qui n'en revenait pas ! 😲

La phase de "prélecture" semble donc s'achever pour Louiselle, qui emprunte un nouveau chemin, celui qui la mènera à la lecture dite "courante". Pour l'instant, elle ne "s'attaque" pas encore aux phrases des albums (dans lesquels elle passe néanmoins de longues heures) et préfère le confort des imagiers. Et fait notable, l'analyse semble moins fluide que la synthèse : elle décode plus facilement qu'elle n'encode, et si elle sait déchiffrer la majorité des digrammes, elle tâtonne encore souvent lorsqu'il s'agit de les écrire.

Je me régale de constater la diversité infinie des chemins d'apprentissage et à quel point chaque enfant est unique ... Quant à Louiselle, elle continue d'explorer ses dictées muettes. 😉

Un point sur le matériel que nous utilisons 
(cf. photo ci-dessus) :

- Le digramme rugueux vient du coffret Balthazar. Dans la mesure où notre alphabet mobile ne présente pas les sons dits "complexes" comme une unité (un son = plusieurs lettres), ce matériel a toute son utilité ici. Notez que nous avons aussi un alphabet mobile fait maison, que j'ai plastifié et aimanté, qui, lui, présente bien les graphèmes sur une seule étiquette :


- J'ai acheté l'alphabet mobile sur le site Au Bois des Lettres. Ce matériel a un coût, mais je n'ai jamais regretté l'investissement : il est bien supérieur en qualité à tout ce que j'ai pu voir par ailleurs dans mes classes, et c'est un matériel qui servira jusqu'à l'acquisition pleine et entière de l'orthographe lexicale (soit jusqu'à la fin du collège, étant donné la complexité de notre langue). J'ai choisi le modèle "cursif standard" (épaisseur 5 mm), mais depuis mon achat la boutique a développé un nouveau produit, dont les lettres "s'attachent" et qui est sans doute mieux de ce fait. 

- Nos lettres ont été colorées (par les enfants eux-mêmes !) avec des feutres Posca pointes larges : les voyelles sont en rouge, et les consonnes en bleu. Dans un premier temps, c'était surtout pour éviter les positionnement "en miroir" : une seule face est colorée, ce qui permet de visualiser l'envers et l'endroit. A présent que Louiselle, initiée par son frère (qui est décidément un grand professeur !), distingue les voyelles et les consonnes, ce code prend bien sûr une nouvelle dimension.

- Les cartes de lecture viennent de la Boutique Document Montessori. Je les ai achetées il y a déjà plusieurs années, et je crois que le pack a un peu évolué depuis et qu'il est à présent plus complet. Les série précédentes (rose, puis bleue) sont également disponibles sur ce site, ainsi que tout un tas de "printables", toujours bien réalisés, peu chers ... et l'envoi des Pdf par mail est rapide !

Très belle fin de journée à tous ! 😊
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mardi 13 mars 2018

La Grande course du Zodiaque ( + Printables)



"Détends toi, ne bouge plus, écoute …. Écoute attentivement l’histoire de cette course, organisée par Bouddha il y a très longtemps de cela...

Il y a bien longtemps de cela, Bouddha a décidé d’organiser une grande course, à laquelle tous les animaux du royaume étaient conviés. Malheureusement, seuls douze animaux se présentèrent à l’évènement. Veux-tu savoir ce qui arriva ?"



Connaissez-vous la légende de la Grande course du Zodiaque ? Elle illustre le fait que chaque année civile chinoise porte le nom d'un animal. Il existe plusieurs légendes autour du zodiaque chinois, mais pour moi, celle de la Grande Course est de loin la plus savoureuse. J'ai longtemps cherché une version qui me plaise, pour la lire à mes enfants, et ne l'ayant pas trouvée, je l'ai écrite moi-même. 😉 Vous pouvez la télécharger ICI.

La Grande course du Zodiaque, histoire pour petits et grands

Chez nous, j'ai théâtralisé le moment de la lecture : j'ai réuni toutes figurines nécessaires, organisé un décor sommaire, et j'ai joué la lecture, à la manière d'un petit spectacle. Mes enfants sont très friands de ces petites représentations - tous les épisodes de la mythologie grecque y sont quasiment passés, à l'aide de Playmobils ...

Héraclès et le lion de Némée

Par  la suite, les enfant rejouent le scénario entre eux, et je suis toujours impressionnée par leur compréhension et leur mémorisation des détails de l'histoire. Par exemple ici, dès la deuxième lecture, les enfants avaient à cœur d'énumérer l'ordre d'arrivée des animaux du zodiaque chinois, et ils y parvenaient très très bien !

Cela a donné de belles discussions mathématiques au moment du dîner : si L'oncle Flo est né 5 ans avant Maman, de quel signe est-il sachant que Maman est Serpent ? Papa et Mamayou ont 24 ans d'écart, que constate-t-on ? etc. 

Mais le plus chouette fut qu'après avoir été très impressionnés par ce petit dessin animé dont je vous parlais ICI, les enfants ont voulu réaliser un Stop motion sur la Grande course ! Nous avons donc réfléchi à la manière d'améliorer un peu notre décor, sélectionné une scène et cogité à la manière dont nous allions la réaliser concrètement. Restait à installer l'appareil photo sur un pied et à prendre une photo à chaque fois que l'on déplaçait, le plus légèrement  possible, une figurine.


La scène réalisée est fort courte : elle représente la nage tumultueuse du bœuf puissant et son arrivée sur la berge. Au dernier moment, le rat juché sur sa tête bondit (grâce à un trucage insoupçonnable, vraiment ! 😂😂😂), et se présente ainsi le premier devant Bouddha. Une centaine de photos ont été prises tout de même, parmi lesquelles nous avons fait un tri - exit les photos floues et celles où l'on voyait une menotte ...


Après avoir cherché une application simple et efficace pour monter notre diaporama film d'art et d'essai (surtout "d'essai"), j'ai décidé d'utiliser Photoscape, parce que c'est un logiciel que je connais bien ; j'ai montré à Antonin comment créer une image GIF. C'est vraiment très simple, et le Damoiseau est à présent en mesure de réaliser et de monter seul de petites animations. Nous verrons plus tard comment peaufiner nos productions.

Et maintenant, devant vos yeux ébahi, voici le premier Stop motion de mes enfants

Comment le petit rat chétif gagna la Grande course du Zodiaque :
 

Bien sûr, ce n'est pas parfait, mais ce n'était pas le but ! L'objectif était ici de comprendre comment les films d'animations sont réalisés concrètement, par succession d'images ...

"Et les dessins animés, me demande Antonin, c'est pareil, alors ? Mais avec des dessins ?"

Vous voyez ce qui nous reste à faire ... 😁😁


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samedi 10 mars 2018

Cartes de nomenclature : La Chine


Bonjour à Tous !

Je voulais aujourd'hui partager nos cartes de nomenclature de la Chine, ainsi que deux ou trois petites ressources sur la culture chinoise qui nous ont bien plu.

Les cartes sont à télécharger ICI ; elles sont au nombre de 20, et à dominante "culturelle". Vous y trouverez des paysages, des reproductions d'objets d'art, des scènes de vie, quelques symboles emblématique du pays. Ces images sont assez "complexes" dans la mesure où, si on le souhaite, chacune d'elle peut engager une recherche sur un aspect de la culture chinoise. Ici, elles donnent lieu à de belles discussions, et les enfants aiment les trier par catégories - qui changent d'ailleurs selon les critères de tri adoptés.


Et sinon :

1. On trouve plein de petites vidéos sur Youtube pour initier les enfant au chinois. Nous avons ici particulièrement aimé cette vidéo-là, qui propose d'apprendre à compter jusqu'à 10, de manière très visuelle et sans recourir au français  - ce qui me semble important quand on immerge l'enfant dans une autre langue pour quelques minutes : ne pas recourir à la langue maternelle le temps de l'immersion ! J'ai imprimé l'affichette ci-dessous comme aide-mémoire :

Source de l'image

2. Une lectrice me signale aussi l'application Hello Chinese qui propose - entre autres - des exercices de tracé des idéogrammes : l'élève repasse les lignes une à une dans l'ordre et dans le bon sens, d'abord avec modèle puis sans celui-ci. Les premières leçons sont gratuites. Je ne l'ai pas testée, mais je veux bien des retours si vous le faites ! 💓 

3. Je termine par une pépite : ne manquez pas de déguster et de partager en famille cette merveille de 3 minutes à peine, signée Annlin Chao.

Voyage à travers le pinceau et l'encre

Un personnage se promène à travers une série d’œuvre classiques chinoises - dont j'ai d'ailleurs inséré les reproductions dans nos cartes de nomenclature ci-dessus, du coup.  Nous avons l'impression de les connaitre intimement depuis ce petit stop-motion ... Surtout, regardez-le jusqu'au bout, le générique de fin est un véritable documentaire .... qui a donné bien des idées à Antonin ... Mais ceci sera le sujet d'un autre article ! 😉

Bon week-end à tous !


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jeudi 8 mars 2018

Calligraphie chinoise


Oui, nous sommes en retard. Nous n'avons pas trouvé 5 minutes jusqu'à ce jour pour célébrer le Nouvel an chinois, et comme il s'agit d'une fête à laquelle nous tenons beaucoup, et bien ... Nous fêtons le nouvel an lunaire en décalé. Car comme dit le proverbe : Mieux vaut des fêtes tardives que pas de fêtes du tout. 😊

Le week-end prochain, nous irons manger chinois, et vu la fréquence de nos sorties-restau en famille, c'est une fête en soi, croyez-moi ! D'ici-là, on patiente, et on se documente. 

Antonin accède depuis peu à la notion de "symbole". Notion très abstraite et hautement culturelle, n'est-ce pas. Du coup, toutes ces fêtes spirituelles revêtent pour lui une épaisseur nouvelle, et nous avons décidé cette année de créer nos propres vœux pour l'année lunaire à venir, avec des idéogrammes que chacun aurait personnellement choisi.


Mercredi au saut du lit, les enfants s'emparent du projet - ils sont encore en pyjama, je ne suis même pas sûre qu'ils aient déjeuné. La calligraphie, c'est une mise en harmonie de soi, dit-on. Mais le geste graphique est d'autant plus émancipateur que Maman a encore les yeux mi-clos et se recroqueville sur son café. Mais je suis suis là, si si, et je sens oh, combien, l'esthétique de la liberté créatrice irradier dans la lumière de l'aube. Donnez-moi juste deux secondes. 😣


Deux secondes plus tard, donc, je rejoins l'harmonie universelle, et je me prends de courage : je décroche notre tableau noir et le pose à plat pour offrir un large espace de recherche. La concentration est tout de suite tangible.


Nous cherchons les idéogrammes dans les livres dont nous disposons (cf. bibliographie à la fin de l'article), nous les sélectionnons, et nous les reproduisons ... aussi bien que possible. Je précise que je ne maitrise pas du tout le sens du tracé de chacun d'eux. Et je le dis aux enfants : au moins, s'ils n'ont pas de "modes d'emploi", sont-ils confrontés à un problème à résoudre. Nous réfléchissons ensemble : quel trait semble-t-il préférable de tracer en premier ? Faut-il procéder de haut en bas ? De droite à gauche ? Ou l'inverse ?


Nous n'avons aucune réponse à ces questions puis qu’aucun des spécialistes de la famille n'est présent. Mais deux choses sont sûres : 

1. Les enfants ne manqueront pas de leur demander la prochaine fois que nous nous verrons.
2. Nous "faisons" du graphisme. Ah, ben, ça : oui ! 😄


La phase d'exploration dure plus d'une heure. Après quoi, les enfants décident d'aller s'habiller. 😊


En fin de matinée, les choses ont mûri : chaque enfant a choisi un idéogramme personnel. Son symbole. Celui qu'il fixera à sa porte, qui le caractérise en quelque sorte, et qui lui apportera bonheur, santé, succès, ou tout ce qu'on voudra y mettre.

Symbole, définition : être, objet ou fait perceptible, identifiable, qui, par sa forme ou sa nature,
évoque spontanément quelque chose d'abstrait ou d'absent.

Nous décidons de travailler sur un carré de papier jaune. Nous aurions préféré du rouge, mais où donc est passé notre papier de couleur rouge dans ce marasme qu'est devenu la maison depuis quelques mois ? 😶


Faut-il tracer au préalable l'idéogramme au crayon à papier, pour repasser ensuite le trait à l'encre ?

D'un point de vue pédagogique, je dirai non. Tracer une esquisse au crayon à papier est contraire à l'Art.  Quand un enfant "repasse sur" un trait, il perd la liberté du geste, par essence délié, sans contrainte physiologique. En suivant un tracé donné, l'enfant perd son objectif de vue (la forme finale) et se concentre sur ce qui vient aussitôt après : un quart de centimètre de trait tout droit ou légèrement courbe, juste là ... Tracer une esquisse au crayon à papier entrave le geste libre et génère une sacrée tremblote. En plus, il est difficile de gommer le crayon à papier, qui reste visible quand l'encre sèche.

Mais aujourd'hui, mes enfants réclament de tracer un brouillon. Une esquisse permet, aussi, d'épanouir un premier tracé dans l'espace - et ne pas se retrouver avec un tout petit motif coincé dans un coin. Une esquisse rassure. Néanmoins, j'insiste toujours auprès des enfants sur le fait qu'ils ne sont pas obligés de suivre leur brouillon avec leur pinceau. S'échapper de son propre trait est plus facile pour certains que pour d'autres, mais je me console en me disant qu'au pire du pire, c'est leur propre tracé qu'ils suivent, et non celui de l'adulte. Quelque chose qu'ils ont déjà dans les doigts.

Le mieux est bien sûr de proposer beaucoup de papier, afin que l'enfant puisse tâtonner : on a le droit de "rater", et de recommencer !

Une fois l'esquisse légèrement tracée (ou pas), on peint l'idéogramme à l'encre ... de ChineOf course.

Ce carré de papier est ensuite collé sur un fond noir. J'offre à chacun des enfants une pièce de 50 centimes - j'aurai voulu les laisser choisir dans notre réserve de pièces étrangères, mais où donc est passé notre collection de pièces dans ce marasme qu'est devenu la maison depuis quelques mois ??

La pièce est collée sur un angle du travail. L’œuvre est ensuite accrochée à la porte de chaque chambre ... Elle y restera jusqu'à l'année prochaine ! 😊


Bibliographie :

Pêle-mêle, voici les œuvres que le hasard mis sur notre route - soit que nous les ayons empruntées à la bibliothèque, soit que nous les possédions déjà : 

Documentaires : 

 - La Chine et les chinois : Le plus complet que nous ayons eu entre les mains. Un gros livre qui réussit à s'adapter aux centres d'intérêt de chacun. Grands et petits (à condition qu'on les accompagne, au début), y trouveront leur compte. Il peut même compléter efficacement certains guides touristiques !
- La Chine impériale : la quatrième de couverture mentionne "A partir de 9 ans". C'est pourtant un des livres préférés d'Antonin, 7 ans. Les textes sont exigeants, mais les gros titres lui permettent de bien se repérer (cela fait un peu manuel scolaire, certes. Ce serait un très bon manuel scolaire !). Les illustrations sont d'excellente qualité, de grande tailles, et de natures variées (graphiques, cartes, photos, schéma, dessins ...). Chaque double page aborde un aspect de la culture chinoise impériale, le tout est vraiment très didactique et exhaustif. Le livre comprend un DVD, mais je ne peux rien vous en dire, vous ne l'avons pas regardé.
- Chine, Pour en savoir plus que les grands : le livre s'adresse aux ados et aux pré-ados qui connaissent déjà (un peu) le sujet. Sans quoi, l'écrit risquerait de paraitre disparate, éclaté. Mais : les variétés des illustrations, petites mais bien choisies, et la mise en scène "BD" (avec phylactères !) a beaucoup plu à mes enfants. 
- L'Art de la Chine : dégoté au rayon "Jeunesse", il fut pour moi un pur régal ... Qui laissa néanmoins mes enfants relativement froids. De fait, bien qu'il soit édité par Palette, le champion des livres d'art pour enfants, je le trouve plutôt peu adapté aux jeunes lecteurs, que ce soit dans les thèmes abordés ou la rédaction des textes. Cela reste néanmoins un très bel album à petit prix, bourré de reproductions somptueuses et de textes éclairants, à offrir sans hésiter ... aux plus grands !

Fiction :

- Le génie du pousse-pousse : C'est un chef d’œuvre, dont l'histoire et le rythme sont encore un peu difficiles à appréhender pour mes enfants - mais avec un peu d'étayage, la lecture de cet album est un vrai bonheur partagé. Et que dire des illustrations ! L'esprit de la Chine, son raffinement et sa philosophie, sont là, tout entiers. Mais c'est pour d'autre raisons que ce livre fut très sollicité aujourd'hui : il propose en page de garde un lexique des idéogrammes chinois présents dans l'album ! Un vrai petit dico, dans lequel les enfants ont aimé puiser plus qu'à toute autre source ...

À bientôt, et puissiez-vous irradier d'Harmonie vitale ! 💓


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mardi 6 mars 2018

Coschooling : Février 2018

"On peut allumer des dizaines de bougies à partir d'une seule sans en abréger la vie. 
On ne diminue pas le bonheur en le partageant."
Bouddha.


Collection de petits trésors du mois passé ... 

- Pour Mardi-Gras, partir au Moyen Âge !

{Déguisement César}

- Lire, mimer, et bien rigoler !

{Jeu à télécharger - parmi bien d'autres ressources ! - sur Terre de partage}

- Construire les tables de multiplication, au sens propre et au sens figuré (Antonin, 7 ans).

{Cubes à compter Wesco et réglettes cuisenaires}

- Jouer, jouer, jouer. 😊


- Écrire en cursive, à l'eau ou à la craie (Louiselle, 5 ans).

{Alphabet mobile "Au bois des lettres"}

- Visiter le planétarium de Villeneuve d'Asq et en revenir avec une passion nouvelle (Antonin, 7 ans). 

{Papy a offert un planisphère céleste, et Papa, un livre : Là-haut les étoiles s'allument, Adam Ford}

- Déguster une tourte à la crème d'amandes et aux pommes pour fêter nos retrouvailles. 

{Sur une pâte brisée, je verse le mélange suivant : 1 oeuf + 80g de sucre bien battus, + 60g de beurre mou
+ 80g de poudre d'amandes et quelques gouttes d'extrait d'amandes amères. On recouvre de compote de pomme,
puis d'une seconde pâte brisée, et on enfourne 30 min à 180°C 👌}

- Réaliser des bougies de cire d'abeille ... et manger aux chandelles !

{Kit de création de bougies}

Bonjour, Mars !  😊


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