Le livre de cuisine que je n'écrirai jamais

October 18, 2020

"Cuisiner est le propre de l'homme."

Aristote.


 
Je suis une maman très originale : je cuisine tous les jours. 😁 Comment ça, vous aussi ?
 
Parfois, ça me saoule. Souvent, je suis pressée. Et de temps en temps, j'y prends un plaisir incommensurable et j'injecte dans ma tambouille tout l'amour du monde à destination de ma petite famille.
 
Vous aussi ? 😊
 
Cet automne, les enfants me rejoignent particulièrement volontiers en cuisine. L'automne, c'est une bonne saison pour cuisiner. Je vis tant de jolis moments popotte avec eux, que j'aimerais partager ! J'essaie bien de poster une recette de temps à autre sur ce blog, mais je n'ai jamais trouvé une manière de faire qui me convienne totalement. 

 
Il y a quelque chose qui me chiffonne, dans les recettes de cuisine. 

D'abord, on ne trouve jamais dans les recueils la recette des pâtes à rien. C'est dommage, car c'est le plat préféré de mes enfants,  les pâtes à rien. 
 
Pourtant, c'est complexe, de faire cuire de pâtes, c'est intéressant. Il faut mesurer l'eau, puis la faire bouillir. Surveiller l'ébullition. Quand elle bout - et seulement à ce moment ! - on y jette (j'adore ce mot en cuisine !) quelques cuillères de gros sel. La quantité de gros sel se calcule très scientifiquement par rapport à la quantité d'eau, qui elle-même se rapporte à la quantité de pâtes sèches, qui varie en fonction du nombre de convives. On verse les pâtes d'un seul coup (on les jette !! 😄), mais sans créer d'éclaboussures, pour ne pas se brûler. C'est un art. On se rapporte au temps de cuisson indiqué sur le paquet (la dite indication est parfois cachée dans les petites lignes, la coquine !). On remue, on vérifie d'un œil critique si les petits bouillons bouillonnent comme il faut - sinon, il faudra augmenter ou diminuer la puissance du feu ... On remue encore, on surveille l'heure ... Le temps est écoulé ! Goûtons pour vérifier la cuisson ! Mais attention : on pioche précautionneusement une pâte du bout de la cuillère en bois, on la soustrait au tourbillon de vapeur, on souffle dessus, on y pose le bout des lèvres, puis la langue, puis ... 

Vous comprenez pourquoi je n'écrirai jamais de livre de cuisine : chaque recette ferait 30 pages, et tout le monde s'endormirait avant la fin ... 😄

(Encore vous ai-je fait grâce de l'étape très sensible de l'égouttage ... Ah, cet égouttage, il pourrait remplir trois paragraphes à lui tout seul ! 😏)
 
 
Deuxième chose : les livres de cuisine ne décrivent jamais les gestes de base.
 
Or, que fait-on, en cuisine avec des enfants ?
 
On patouille ! "Mélanger de la farine et de l'eau jusqu'à obtenir un mélange frais, proche de la texture de la boue. Toucher jusqu'à vous lasser".

On tamise ! "Saisir une passoire, assez fine, de la main dominante, et la tapoter légèrement, en rythme, de la main gauche. Observer avec ravissement la neige produite qui se dépose dans la terrine."

On mélange ! "Versez en vrac les ingrédients, sans ordre, dans la terrine. Manier régulièrement une cuillère en bois en lui inculquant un geste de rotation. Admirer la manière dont les substances se mêlent jusqu'à en produire une nouvelle."

On pétrit ! "Saisissez la matière à pleine main, avec énergie. Utiliser tous les muscles de la main pour la malaxer, comme si vous vouliez lui faire mal. Continuer longtemps - jusqu'à la crampe."
 
Une recette n'est qu'une succession de gestes élémentaires, mais ils ne sont jamais décrits ...

 
Les livres de cuisine se présentent rarement comme des grimoires de magie. C'est un tort.
 
Mélanger de la farine et de l'eau, cela n'a rien de bien excitant en soi, a priori. Mais quand on se lève le lendemain matin et qu'on découvre que le mélange gluant qu'on avait laissé dans un coin de la cuisine chaude a bullé pendant la nuit et déborde, ouah !! Soudain, nous sommes le docteur Frankenstein, et notre bol de gloubi-boulga gluant est notre créature. Nous avons créé la vie !
 
Ou : nous secouons un bocal de crème pendant quelques minutes et il se transforme (très rapidement, en plus !) en un bloc de beurre tendre, qui s'abat mollement contre les parois du verre au milieu de spatch de lait jauni ... Comment est-ce possible ? 
 
C'est aussi incroyable que ces blancs en neige ferme qui restent au fond de leur bol lorsque nous le retournons, défiant ainsi toute pesanteur. Dans mon enfance, je ne battais jamais des œufs sans retourner malicieusement leur terrine au-dessus de la tête de mon petit frère (de 12 ans mon cadet, nous cuisinions beaucoup ensemble !) : "Attentiooon ! Le grand test ! Si les œufs sont suffisamment fermes, ils ne tomberont pas ! Es-tu prêt pour le grand test ?" Bien sûr, ils ne tombaient jamais. Mais la petite excitation chatouillait nos ventres à chaque fois. Quel miracle ! Je ne manque pas de faire de même aujourd'hui avec mes enfants, c'est un petit rituel qu'ils réclament invariablement : "Il faut vérifier, Maman ... Est-ce qu'ils sont assez fermes ?" 😄

Le grand obstacle de ma future carrière d'auteure culinaire, c'est qu'aucune recette de cuisine ne stipulera jamais : "Battre les blancs en neige très ferme et retourner le bol au-dessus de votre tête" ... 😁
 
 
Allons, me direz-vous, ces obstacles-là sont de pure forme, il suffirait finalement de réinventer l'écriture de la recette pour les contourner.
 
Mais le problème de fond, le voici :  lorsqu'on cuisine avec des enfants, on ne peut jamais se contenter de suivre une liste d'actions à enchainer ("Chauffer l'huile dans la poêle et faire revenir l'oignon et l'ail ..."). Non.  Les enfants sont en attente d'autre chose - dont ils ont besoin et que nous leur devons. Ce "quelque chose", c'est la transmission, c'est le "Pourquoi" et le "Comment".
 
Nous croyons suivre recette "à la lettre" ? Nous déployons au contraire une liberté ultime. La recette indique le temps de cuisson au four et le thermostat requis, certes. Mais ce sont nos yeux, et notre nez, qui nous disent s'il faut prolonger la cuisson ou la stopper avant l'heure, ou encore s'il est nécessaire de couvrir le plat pour ne pas qu'il brûle. On plonge le doigt dans une sauce pour la goûter et "rectifier l’assaisonnement " (voilà une compétence mystérieuse qu'aucun livre n'explique !). Notre odorat (à moins que ce ne soit notre ouïe ?) nous avertit que nos oignons sont frits, alors même que nous leur tournons le dos pour hacher un autre légume.
 
On pense couramment qu'une recette courte, qui tient en quelques lignes, est facile.  Une recette de mayonnaise expliquera : "Mélanger la moutarde et le jaune d’œuf au fouet. Ajouter une petite quantité d'huile et battre jusqu'à ce que la mayonnaise prenne. Ajouter l'huile au fur et à mesure. Assaisonner."
 
Trente mots ! Mais elle n'est facile que pour celui qui sait déjà, qui a construit en amont une myriade de connaissances implicites. Pour faire un bonne mayonnaise, il faut savoir pourquoi on ajoute l'huile peu à petit, et il faut aussi savoir comment le faire. Porter une bouteille d'un litre et arrêter son geste au bon moment, c'est très difficile. Et qu'est-ce d'ailleurs que "le bon moment" ? Que veut dire "une petite quantité" ? Quelques gouttes ? Une cuillère à café ? Un demi-verre à moutarde ? Et pourquoi ajoute-t-on l'huile petit à petit au début et peut-on l'incorporer en plus grande quantité lorsqu'elle a "pris" ? À quoi voit-on elle "prend" ? Et je ne parle même pas des astuces propres à chaque famille - car à partir de cette recette de base, certains vont ajouter un trait de citron - il faut l'ajouter au moment critique, ni avant, ni après ! - d'autres ne peuvent se passer de moutarde, d'ail écrasé ou d'épices. 
 

 
En pâtisserie, si le beurre mou est travaillé en pommade, il permet d'obtenir une texture de gâteau moelleuse, à la surface croustillante. Votre enfant préfère le faire fondre ? Pas de soucis ; mais il apprendra qu'avec la même "recette", il obtiendra un résultat différent : la texture obtenue sera plus dense, fondante, et le goût du beurre, plus marqué. Point de crousti-croûte. 

À lui de voir, en fonction du résultat qu'il souhaite obtenir, finalement.

Mais a-t-on jamais vu des recettes qui laissent le choix, en expliquant clairement leurs conséquences ?

Pourtant, c'est lorsqu'on est conscient de ces choix, et de leurs impacts précis sur notre recette, que l'on sait cuisiner.

Voilà pour le "Pourquoi".

Et le "Comment" ?

Pour le "Comment", laissez-moi vous raconter une histoire. 😊

J'avais 16 ans, et je passais l'après-midi chez une amie. Nous "squattions" sa chambre, quand soudain une faim irrépressible nous saisit (ah, l'adolescence !).

Nous descendîmes à la cuisine, dans l'espoir de chiper un paquet de biscuits ou de chips ...

Et là : nous tombons sur son Papa. Qui demande, avec beaucoup de naturel :

"Ah, les filles ! Ça va ?"

Ma copine, répond, tout aussi naturellement : 

"On a faim.
 
- Parfait, s'exclame le Papa, on va préparer quelque chose !"
 
Autre le fait que j'étais complètement intimidée par ce Monsieur que je ne connaissais pas un quart d'heure auparavant, j'ai été estomaquée par sa réaction : le voilà qui s'affaire en cuisine à 3 heures de l'après-midi, en sortant des légumes, du riz ... Des oignons. Je me souviens très bien des oignons, parce que j'ai reçu la charge de les préparer : les éplucher ... Ok. Les émincer ... Devant ma maladresse lors de cette opération, le Papa m'a montré très gentiment : "Tu vois, tu commences par le couper en deux, puis tu le poses côté plat contre la planche. Comme ça, tu es tranquille, il ne roulera pas. Tu tailles chaque moitié en parallèle ; plus tu donnes de coups de couteaux, plus l'oignon sera émincé finement à la fin. En perpendiculaire, maintenant, tu coupes des tranches fines en maintenant bien l'ensemble : tu obtiens un hachis régulier."

La révélation. 😄

Je suis bien persuadée que ce Papa ne se souvient plus du tout de moi, pâle gamine effacée qu'il n'a vu qu'une seule fois et qui n'a pas été fichue d'aligner deux mots. Mais ce qu'il m'a transmis !! Et bien : je le transmets aujourd'hui à mes enfants. Et j'ai, à chaque fois, une grosse pensée pour lui. ❤


Aucune recette au monde n'aborde le "Pourquoi" ni le "Comment". Elles disent : "Chauffer l'huile dans la poêle et faire revenir l'oignon et l'ail ..." Elles ne peuvent pas faire autrement, les pauvres, sans quoi elles deviendraient vite illisibles ... Heureusement que les parents sont là !
 
Le Pourquoi et le Comment, en cuisine, est un mélange d'art, de sciences, d'histoire et de géographie - sauf que cuisiner est souvent plus concret et plus amusant que toutes ces disciplines réunies. Cuisiner, c'est enfin l'occasion de raconter des histoires, sur l'origine de tel ingrédient ("Sais-tu depuis combien de temps l'humanité utilise la farine ?") ou la légende de tel plat ("Imagine que la tarte tatin vient d'une erreur, d'après ce qu'on raconte ...."). 
 
Mon livre de cuisine idéal inclurait donc le "Pourquoi", le "Comment", et plein d'histoires ... Nous voilà avec une encyclopédie en 10 volumes ! 😄 Mais ce n'est pas fini ! Il manque encore quelque chose !


La mode est au "sans". Sans viande, sans gluten, sans lactose, sans gras, sans ceci-celà. C'est une bonne chose, toute réaction à la malbouffe est bonne à prendre. J'ai été moi-même très "sans" jusqu'à très récemment. Cela me pesait d'ailleurs insidieusement ce "sans", et c'est étrange, car, par définition, il ne devrait rien peser du tout ?

Et puis, dans le cadre de ma réflexion sur la transmission en cuisine, j'ai décidé d'inverser les choses : et si on passait au "avec" ? 
 
Plutôt que d'imprimer dans l'esprit des enfants une liste d'ingrédients interdits, nous pouvons formuler la problématique à l'inverse : "Avec de la farine, du sel, et de l'eau, combien de plats puis-je créer ?"
 
(Réponse : des centaines, mais ne leur dites pas, ils auront tant de plaisir à le découvrir ! 😊) 

Ce qui est drôle, c'est qu'en passant au mode "avec", notre régime familial est resté le même. Mais le poids sur mes épaules s'est allégé, et tout est plus simple dans ma tête.


Voilà l'important : le Pourquoi, le Comment.  
 
Voilà l'agréable : les histoires, le "Avec" - cette sensation (fondée !) d'être riche quand on n'a sur la table qu'un peu de beurre et quelques légumes.
 
La cuisine, finalement, en une affaire de transmission orale.
 
 
Mon livre de cuisine idéal est-il achevé à présent ?
 
Mais non, j'oubliais les projets culinaires que l'on mène sur plusieurs jours - faire de la glace maison sans sorbetière, récolter son propre sel ou faire pousser des tomates ... 
 
Non, décidément, tout cela n'entrera jamais dans un livre de cuisine, et je n'aurai pas assez de ma vie pour l'écrire ... ! 😄
 
Mais ferait, peut-être de bons sujets pour de prochains articles ?? 😉

Que pensez-vous de tout cela ?

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25 comments

  1. bonsoir Elsa ! Oh que oui, ces articles seront excellents ! j'ai vraiment adoré cet article qui rappelle combien chacun a un rapport différent et intime à la cuisine...et combien c'est historique, territorial et culturel à la fois. Moi aussi je cuisine beaucoup avec des avecs (j'espère que le S ne choque personne...) : d'abord des légumes croquants, des céréales sautées et des légumineuses fondantes...et je rajoute des oléagineux grillés, des fruits secs et...de l'ail et du gingembre, qui ne peuvent manquer à aucune recette (surtout l'ail, car sans ail, la vie serait une erreur).
    Et pour une excellente glace coco sans sorbetière : battre en chantilly deux petites briques de crème de coco à au moins 25%mg, y ajouter une boite de lait de coco qu'on a fait concentrer avec env 100g de sucre, bien mélanger (rajouter éventuellement de la vanille, du rhum...) et mettre une nuit au congélo. Pas léger, mais juste une tuerie. merci !

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    1. MERCI pour cette recette, nous testerons !! <3

      Et oui : sans ail, la vie serait une erreur. Je suis en train de mitonner des galettes de potimarron/flocons d'avoine pour ce soir, je vais ajouter de l'ail, tiens. Et du gingembre. :-)

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  2. Oh làlà, que tes photos me donnent envie !!! Quelle est cette recette de gressins ?? Et cette autre de poissons fourrés ?
    Quelle magie en cuisine j'aodre !!
    J'aodre détourner les recettes, les faires plus saines mais aussi gourmandes, et mes enfants de 3 et 6 ans prennent de plus en plus de plaisir à patouiller, et c'est tout de même plus propre qu'avant... La cuisine n'est plus un chantier à ravaler pendant des heures !!

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    1. La recette de gressin n'est pas encore tout à fait au point ... En fait, elle est délicieuse, mais il faut manger les gressins tout de suite, une fois refroidis ils ne sont plus très bons. C'est une recette à base de farine de sarrasin et de petit suisse nature, je peaufine et je partage, car chaud, c'est un régal absolu !!

      La poisson est un simple pain, que les enfants avaient décorées avec un tas de fruits secs ... Un bon souvenir !! <3

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  3. J'ai chez moi un livre de "cuisine moléculaire" dont je n'ai jamais fait aucune recette. Mais ce livre explique pourquoi les meringues meringues, pourquoi la crème fouettée tient etc. C'est un livre qui m'a appris bien plus en cuisine que tout ceux dont j'ai fait des recettes !

    Sinon 2 anecdotes de cuisine avec mes enfants : ma fille avait 2 ans quand nous avons fait notre premier pain maison. Quelle étrangeté que de faire du pain : on mélange du sec et du liquide, ca fait du gluant qui le devient plus du tout quand on a bien patouillé/pétri, puis on laisse buller, ca gonfle, mais si on appuye fort ca "pète" et enfin on cuit et le tout devient dur même les bulles ! (Bon le mien était retombé à la cuisson... temps pis)

    Et avec mon garçon pas plus tard qu'hier : je faisais de la crème de marron maison et il me regarde faire. Il voit que ca boue et s'exclame : oh ça fait des bulles ! Alors c'est chaud ! Faut mettre les pâtes !

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    1. Ah, alors tu es d'accord avec moi sur l'importance du "Pourquoi" !! :-D

      J'adore tes anecdotes de cuisine !! <3

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    2. Mais oui, le pourquoi c'est primordiale. Je n'ai plus jamais raté de chantilly depuis que je sais pourquoi il faut que la crème et le bol soient froids (une histoire de tension de la graisse), avant j'ai eu régulièrement du beurre...
      Je ne rate plus mes blancs en neige depuis que je sais pourquoi il faut y mettre du sel (ca permet de garder les bulles), etc. etc.
      On réalise bien mieux une recette quand on sait pourquoi il faut d'abord mélanger le sucre et les œufs dans celle ci, mais que pour cette autre on fait autrement.

      La cuisine c'est de la chimie qui se mange

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  4. Je viens de repenser à une autre anecdote sur la cuisine ou plutôt la recette de cuisine
    Dans l'excellent film (je te le conseille pour tes enfants, bien que regarde le avant si tu ne le connais pas) : short circuit,un robot découvre le monde et un matin veut faire des crêpes : il prend les crêpes à réchauffer et lit : ouvrir la boîte,mettre de l'huile dans une poêle, mettre les crêpes à cuire, retourner au bout de 2 min.
    Les crêpes sont dans leur boîte, toute la poêle est retournée... voilà ce que c'est de ne pas assez être détaillé et pris à la lettre.

    Ps : c'est ce film et l'autre excellent film D.A.R.Y.L (que je te conseille aussi mais qui a vieilli) que j'ai décidé de "faire des robots" adulte, bon c'est pas tout à fait mon métier mais quand même (oui c'était un ps totalement hors sujet)

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    1. Daryl, c'est TROP bien !!! Je ne connais pas Short circuit, je l'ajoute à ma liste ! :-)

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  5. Les premiers mots qui me viennent à l'esprit en lisant ce post : Bien dans sa cuisine !!!
    Et ensuite, j'aime tes articles "culinaires" et je crois que je les préfère comme ça, parsemés de temps en temps plutôt que dans un livre de cuisine !

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    1. Ah,ça m’intéresse, Cibou, ce genre de retour ... J'ai du mal, personnellement, à cuisiner à partir d'une recette sur écran, ça ne vous gêne pas, vous ? Du coup, cela m'interroge doublement au moment d'en partager une ... sur Internet ... :-D

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    2. Bonjour Elsa,
      Pour les recettes sur écran, soit je suis à l'arrache et effectivement, c'est pas pratique sur le téléphone (l'écran qui s'éteint alors qu'on a les mains pleines de pâte), soit, j'ai réussi à m'organiser un minimum et j'ai imprimé la recette (copier coller du texte uniquement), et c'est plus simple. En plus pas besoin de refaire une recherche internet pour la prochaine fois. Et la version méga organisée (mais j'en suis pas encore là), ça serait de ranger correctement les recettes imprimé dans un protège document pour éviter de faire des saletés dessus et de la retrouver plus facilement.
      Merci pour tes partages

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  6. Quel lecture réjouissante! Merci Elsa, pour ce partage qui me fait frétiller les papilles et me donne encore plus envie de cuisiner pour et avec mes enfants!

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    1. Ah, merci pour ce retour, marie, contente que cette lecture t'ait plu ! <3

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  7. Bonjour,

    Appréciant de consulter votre joli blog tourné vers les activités montessoriennes, je me permets si vous voulez bien de poster mon message pour les parents d'enfant dysphasique ( + dyslexique ). Maman sourde de trois enfants dont un dysphasique, je voudrais échanger avec un parent passionné par les activités pédagogiques d'un enfant dysphasique pour une meilleure guidance parentale. Mon adresse email est sonia.reichel@yahoo.fr ou par SMS au 0686486576. Merci Elsa pour votre blog qui est une source d'inspiration pour des parents comme moi.

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    1. Bonjour Sonia, souhaitez-vous que je relaie votre demande sur Facebook ?

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  8. Bonjour Elsa,
    Je ne sais pas si vous avez relayé ma demande sur Facebook mais entretemps j'ai pris contact avec une orthophoniste à la retraite qui va bien aider indirectement mon fils dans ses difficultés. De plus, il y a des vidéos explicatifs par rapport à ses troubles sur son site que je cherchais depuis longtemps pour mon fils. Donc c'est de joie que je vous annonce cette information.
    Très récemment j'ai travaillé les mois avec mon fils de 7 ans et demi, pour le moment il sait bien " Janvier, février, mars ", après il ne sait encore vraiment bien. Il m' a demandé pourquoi il y a douze mois dans une année si vous avez la réponse ou si vous avez à votre connaissance un site internet qui l'explique bien. Je sais de façon succincte que c'est par rapport aux lunes.
    Si vous voulez me répondre ou si vous avez le temps, mon adresse email est sonia.reichel@yahoo.fr

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    1. Bonjour Sonia,
      Non, je ne voulais pas relayer votre demande sur Facebook sans votre autorisation explicite ... Je le fais donc à l'instant, je vous tiendrai au courant. :-)

      La question de votre fils concernant le nombre de mois est tout à fait pertinente, car il aurait pu en être autrement, et notre calendrier, assez arbitraire, est loin d'être parfait !

      Voici des liens pour lui répondre :

      https://www.tameteo.com/actualites/divulgation/pourquoi-une-annee-est-elle-composee-de-douze-mois-.html

      http://exercices.free.fr/hist/letemps/12mois.htm

      https://www3.unifr.ch/universitas/fr/editions/2016-2017/kinderfragen/pourquoi-annee-compte-t-elle-12-mois/

      Bonne lecture ! :-)

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  9. Merci pour cet article que j'ai lu avec beaucoup de joie et d'émotion ! Tes photos sont magnifiques... Je me réjouis de lire tes prochains articles cuisine, ça me motive pour proposer à nouveau ce genre d'activité à mes enfants, car je suis bien seule en cuisine ces temps...

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  10. Bonjour, en lisant cet article, j’ai eu très envie de trouver ce livre de cuisine qui n’existe pas. En cherchant « pourquoi et comment en cuisine », je suis tombée sur les livres d’Arthur le caine. En ce moment, je lis « la cuisine c’est aussi de la chimie », trouvé à la médiathèque, et c’est un régal !
    Je lis les recettes à mes enfants qui me demande la suite de l’histoire si je m’interromps :-)

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    1. Merci pour ces références, je me mets en quête (justement, notre médiathèque vient de rouvrir, youpi !!)

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  11. Bonjour Elsa,
    Je vous lis depuis très longtemps et je prends enfin le temps de vous remercier pour vos nombreux articles riches d'enseignement et de réflexion.
    En ce qui concerne l'article du jour, je suis malheureusement une piètre cuisinière et vous pointez du doigt exactement ce qui me fait défaut. Si un jour, vous changez d'avis sur l'écriture de ce livre, je ferai partie de vos lectrices sur le " pourquoi" et le " comment " :)
    Au plaisir de continuer à vous lire ( sur ce blog ou ailleurs),
    Sandrine

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    1. Mille mercis pour ce message, Sandrine ! <3

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  12. Bonjour Elsa,

    Comme d'habitude, je me suis régalée à la lecture de cet article.

    Quelle chance nous avons que nos enfants nous rejoignent pour la préparation des repas, c'est toujours une grande joie pour moi.

    De mon côté, après avoir testé une recette plusieurs fois, nous faisons une fiche recette récapitulative avec les informations que nous jugeons importantes puis nous l'imprimons sur une feuille colorée, nous collons deux ou trois photos pour donner envie et nous la plastifions pour une utilisation facilitée les fois suivantes. Les enfants sont donc autonomes ensuite et ils adorent ça !

    Je réalise d'autant plus après la lecture de ton article à quel point cette transmission est importante pour moi parce que j'en ai été privée.

    Concernant mes enfants qui sont porteurs d'autisme, la cuisine facilite grandement certains apprentissages difficiles pour eux :

    - travail sensoriel : ils rechignent à se salir les mains alors rien de tel que le mélange d'une pâte à la main pour faire un peu de désensibilisation.
    - gestion de la frustration : avec le temps, ils ne font plus tout un monde s'ils cassent un œuf à côté du bol ou s'ils mettent de la farine partout et acceptent de nettoyer.
    - coopération : ils apprennent à discuter et énoncer des messages clairs pour répartir les tâches et travailler en équipe.
    - planification : ils doivent regarder si on a les ingrédients, faire une liste de courses le cas échéant et ensuite gérer la succession des étapes de la recette.
    - respect des règles : le fait que leurs actes ont des conséquences est visible tout de suite dans une recette (exemple du beurre fondu et du beurre mou).
    - sensibilisation aux risques domestiques
    - résolution de problèmes :

    Finalement, une séance de cuisine vaut largement une séance chez la psy !

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