Les contrastes dans l'Art

April 24, 2020


Comme promis, voici le petit jeu promis après notre séquence sur la théorie des couleurs ! 😊

Parce que la théorie, c'est bien joli, mais il ne faut pas oublier de la réinjecter "dans la vraie vie" ... et en l'occurrence, dans l'Histoire de l'art ! 

Évidemment, les artistes connaissent les relations entre les couleurs sur le bout des doigts et les exploitent tout à fait sciemment dans leurs tableaux. Et forts de nos connaissances toutes neuves, nous allons, nous aussi, identifier les contrastes à l’œuvre dans six travaux majeurs.

Attention : séance jouissive ! 😊

(Ah, quand le bonheur de savoir est amplifié par celui de savoir que l'on sait !!)

Je précise qu'il est très fortement conseiller de mener la séance pratique (décrite en détail ICI) avant de proposer ce jeu ... qui permet de réinvestir les connaissances construites avec les mains, en quelque sorte !!

Le jeu est téléchargeable ICI et se présente comme suit :




À gauche de chacune des six planches : une œuvre du patrimoine, choisie parce qu'elle illustre de manière exemplaire un des contrastes précédemment étudié.

À droite, trois étiquettes : une rapide description du contraste illustré, le nom du contraste en question, et une illustration abstraite de ce contraste tel qu'il est mis en œuvre dans le tableau.

Bien entendu, tout cela est à découper et à mélanger soigneusement : l'enfant parviendra-t-il à trouver ce qui va avec quoi ?

Voici comment je présente ce jeu :


1. Les œuvres



On commence par découvrir les œuvres tranquillement. On lit les titres, on cherche à comprendre pourquoi le tableau se nomme ainsi. On lit le nom de l'artiste et on s'interroge : connait-on d'autres œuvres de lui ? On range les œuvres proposées dans l'ordre chronologique.

L'adulte apportera un petit éclairage supplémentaire si nécessaire, en particulier sur les œuvres à caractère religieux ou mythologique. C'est l'occasion de re-raconter l'histoire de la chute d'Icare par exemple, et d'évoquer la malice de Brueghel qui laisse le vaniteux se noyer dans l'indifférence générale. Et d'ailleurs : où est Icare, sur ce tableau ? 😉

2. Les "bandes contrastes"



On propose alors à l'enfant les bandes de couleurs contrastées. Il comprend rapidement ce qu'il doit faire, et met en paire, en tâtonnant un peu, chaque palette au tableau qui lui correspond.

Tout de suite, les oppositions de couleurs sautent aux yeux : on les observe, on les décrit, on en parle. Mention spéciale pour La résurrection, qui habille le Christ des trois couleurs primaires pures ... Un contraste inouï pour un évènement inouï, c'est logique ... « Les gardes tressaillirent d’effroi et devinrent comme morts », dit le livre de Matthieu, et on les voit d'ailleurs au pied du tableau, tombés "comme morts" sous l'ardeur de ces couleurs irréelles.

3. Les "définitions"



Chaque carte définition présente un contraste en quelque mots. J'ai vraiment réduit la description à l'essentiel, mais la mise en relation n'est pas difficile si on a réalisé les exercices pratiques.

4. Les contrastes



Bon forcément, les noms des contrastes eux mêmes, l'enfant ne peut pas les inventer, et il y aura peut-être quelques hésitations à ce stade. Certaines dénominations parlent d'elles-mêmes (clair/obscur, chaud/froid ...), d'autres sont plus nébuleuses (contraste de la couleur en soi, contraste de qualité ...). N'oubliez pas de coller des gommettes de même couleur au dos de chaque série de cartes, cela permet l'autocorrection quand on les retourne, à la fin de l'exercice !!

J'espère que ce petit jeu vous sera utile !

Très bon week-end à tous !

You Might Also Like

1 comments

  1. AnonymousMay 24, 2020

    J'aime beaucoup ! Ça montre bien que la théorie ne sert pas à grand chose si on ne l'utilise pas pour observer et comprendre les oeuvres !! hâte de le faire avec ma Louloute !

    ReplyDelete