"J'ai peur de l'école !"

April 11, 2019


Tiens c'est drôle : nous ne sommes pourtant pas en période de rentrée, mais je reçois en ce moment beaucoup (beaucoup, beaucoup !) de mails de parents qui s'inquiètent à la perspective de devoir scolariser bientôt leur enfant. Comme une crise de confiance, à l'heure de "l'école de la confiance" ... 😕

Plutôt que de répondre individuellement à chacun, je consacre aujourd'hui un article à vos questions - c'est une manière d'ouvrir le dialogue à tous via les commentaires, n'hésitez pas à réagir ou à raconter votre propre parcours !

Voici pour commencer deux témoignages reçus dernièrement que je publie avec l'autorisation de leurs auteurs :

Carole m'écrit :

"Nous vivons pour l'instant aux Pays-bas. Notre fille est scolarisée dans une école publique Montessori. Nous rentrons en France en juin et malheureusement nous allons mettre notre fille dans une école "normale". Cela m'inquiète car elle ne bénéficiera plus de cette super pédagogie ...

Ici, les maitresses sont dans la bienveillance. Il n'y a pas de punitions, de devoirs à la maison, on parle des émotions ... J'entends, par ma famille et mes copines, de mauvaises choses sur l'école française et le retour en France me fait un peu peur ... Bref, j'ai un milliard de questions dans ma tête !

Comment faites-vous pour gérer la vie de vos enfants dans une école normale ? S'ils ont des devoirs, s'ils sont punis, si la maitresse est trop stricte ? Faut-il en parler en la maitresse, ou laisser l'enfant gérer ça et accepter que l'école est ainsi ?"

Coline m'écrit : 

" J'ai lu hier ton article parlant de ton deuil d'une école Montessori pour tes enfants, souvent plus adaptée au développement de l'enfant qu'une école classique. Ce que tu décris m'a beaucoup parlé car c'est ce que je traverse en ce moment. J'aimerai savoir comment tu as vécu les premiers moments en école classique avec le recul qui est maintenant le tien. Moi, j'appréhende ..."



1. "J'ai un peu peur, j'appréhende ..."

Le point commun de tous ces témoignages, et la première chose que j'y entends, c'est l'expression d'une peur. Peur que je connais bien, comme je vais le développer ci-après ! 😄

Prenons soin de cette peur : en l'exprimant, nous allons l'aider à se transformer en autre chose - en vigilance. La peur paralyse, mais la vigilance sécurise.  Si nous soignons notre émotion comme on le ferait d'une jolie plante, elle s'épanouira pour devenir quelque chose de beau et d'utile à notre famille. En temps que parent, nous allons brancher nos antennes pour suivre, de notre point de vue fatalement tronqué, la scolarité de nos enfants. Avec attention et vigilance, c'est une bonne chose !

2. "L'école normale, l'école classique"

La deuxième chose que je perçois, c'est un fantasme. On imagine un truc qui s'appelle "l'école", et qui fait peur, donc.

L'école n'existe pas. Ce qui existe, ce sont des équipes concrètes d'hommes et de femmes - enseignants, encadrants, intervenants. Ce sont des classes concrètes, composées d'enfants concrets (selon des effectifs souvent très concrets, eux aussi 😅). Ce sont des locaux concrets, avec des murs, des espaces extérieurs et intérieurs et une distance concrète depuis votre domicile.

L'école "normale" ou "classique" n'existe pas plus que l'école tout court. Je ne peux que vous mettre en garde contre la distinction "école publique pourrie" et "école alternative géniale", car l'expérience regorge de contre-exemples ... Ce qui existe pour nous, ce sont les écoles susceptibles d'accueillir nos enfants dans notre environnement. Listons-les, visitons-les - mettons des visages derrière leurs noms plutôt que des étiquettes. Une fois les écoles rencontrées, nous allons pouvoir faire notre choix en tant que parents.

3. Choix subi ou choix consenti ?

Car c'est la troisième chose que je discerne dans les questions qui me parviennent : cette impression d'être coincé, de ne pas avoir le choix. Or on a toujours le choix !! 😊

Bien sûr, certaines de nos options se ferment très rapidement à l'examen : écoles trop chères, trop éloignées ... Il n'en reste pas moins qu'une option qui se ferme est une option fermée par nous, parce que nous l'avons décidé. Dans cette optique : "Nous n'avions pas le choix, cette école était trop chère/trop loin pour nous", devient : "Nous avons le choix, et nous faisons le choix de la gratuité et de la proximité." Nos choix sont consentis, et non subis, c'est très important d'en prendre conscience pour vivre ce qui va en résulter ! 

J'ajoute qu'aucun choix n'a besoin d'être définitif. Les enfants grandissent, les situations évoluent, et il est tout à notre honneur de remettre parfois les choses à plat, pour réajuster notre organisation en fonction des nouveaux besoins de chacun.


4. "Comment as-tu vécu les premiers temps de scolarisation de tes enfants ?"

J'avais peur ! 😅

Lorsque j'ai visité les écoles maternelle et élémentaire de notre village, j'ai eu un mauvais ressenti. Je les ai trouvées moches, grises, grillagées, peu végétalisées. Je suis sortie des premières réunions en me disant que les enseignants ne cassaient pas trois pattes à un canard, que les structures accueillaient beaucoup trop d'enfants (trop de classes, et trop d'élèves par classe) - et je ne parvenais pas à faire taire complètement la petite voix en moi qui me soufflait que ces écoles étaient mal fréquentées, et que les rejetons des autres étaient des petits démons qui allaient s'empresser de faire souffrir les miens.

Voilà, c'est dit. 😊

Et dit comme ça, je sais que cela peut paraitre excessif, mais mon angoisse était réelle ! Et nous l'avons mis, lourde et gluante, dans un des plateaux de la balance.

Dans l'autre plateau, nous avons mis le reste. Je ne voulais pas que mon bout de chou de même-pas-trois-ans prenne le bus pour aller à l'école - et je ne voulais pas non plus investir dans une deuxième voiture pour le véhiculer. En fait, ce que je voulais, c'est que nous fassions les trajets à pied. Je voulais, à la fin de mon congé parental, continuer d'épargner à mes enfants tout temps péri-scolaire : ni garderie, ni cantine, ni activité fourre-tout encadrée par je-ne-sais-qui. Je voulais qu'ils soient accueillis chez une assistante maternelle de notre commune - et la nounou de mes rêves, je l'avais déjà trouvée, à 500 mètres de chez nous !

Bref, notre choix fut consenti, sagement pesé. Et la balance a penché d'un côté : nous avons essayé l'école communale. Tout en nous répétant fermement :

"Ne crions pas avant d'avoir mal. Mais au premier incident, gare !! On change tout. Même pas peur."

En six ans de scolarité, nous n'avons jamais eu un reproche à formuler à cette école. Mieux, nous avons appris à l'aimer - autant que nos enfants l'aiment. 

Certes, elle est toujours un peu moche. Les élèves de maternelles ont néanmoins repeint les murs il y a quelques années (c'est plus gai !) et l'élémentaire s'apprête à vivre un joli lifting. 

Elle est toujours grillagée, mais les petit copains d'Antonin ont trouvé depuis longtemps le moyen de franchir cet enclos - pour l'anecdote, ils escaladent le grillage pour entrer à l'école, qui n'ouvre pas assez vite à leur goût, et non pour en sortir. Ce qui me fait mourir de rire. 😂

Elle est toujours fréquentée de la même manière - mais je sais aujourd'hui que c'est une chance inestimable.

Alors, c'est vrai : cette école n'était pas de celles à qui j'aurais fait confiance aveuglément a priori. Tant mieux : notre confiance s'est construite de l'intérieur. C'est exactement comme avec les gens, en fait : cette impression que l'on a parfois que l'Autre est tellement ... autre - et cette surprise sans égale d'y découvrir finalement une personne. 😉

Ce ne sera jamais l'école de mes rêves, mais c'est l'école des enfants. Proposez-leur d'en changer, vous allez les entendre !! 😁

5. "Comment gères-tu la vie de tes enfants à l'école ?"

À strictement parler, je ne la gère pas. Ce sont mes enfants qui gèrent leur vie, c'est en vue de cela que je les élève. Et l'école est exactement le lieu où ils peuvent apprendre à le faire. Vivre quelques heures loin du regard de sa famille, c'est aussi s'octroyer le droit d'être différent de ce qu'on est dans un cadre familial - et nous leur accordons ce droit, en les laissant respirer au maximum.

Mon rôle en tant que parent est assez simple : je me propose pour accompagner quelques sorties lorsque c'est possible (trop rarement à mon goût ...), et je rencontre chaque enseignant une fois par an, sous prétexte de faire un petit bilan de scolarité - mais en réalité, il s'agit surtout de créer du lien. Mon travail est facilité dans la mesure où mes enfants "cadrent" assez parfaitement à ce que l'école attend d'eux. Aucun problème relationnel, ni avec leurs pairs, ni avec leurs maitres, n'est pas signaler pour le moment - je touche du bois !

6. "Si mon enfant est puni, ou si l'enseignant est trop strict, faut-il en parler à la maitresse ou laisser l'enfant gérer ça et accepter que l'école est ainsi ?"

Ce que j'entends derrière cette question, c'est : "Que faire si mon enfant revient de l'école avec un mauvais ressenti ? L'impression d'être brimé, de vivre une situation humiliante ou injuste ?"

Il faut impérativement agir, bien sûr !! Nous sommes parents, c'est-à-dire que nous sommes les alliés inconditionnels de notre enfant - et ce, tout au long de notre vie. Face aux difficultés de la vie, ils ne seront jamais seuls tant que nous vivrons, ils peuvent compter sur notre soutien indéfectible ! Il est important qu'ils le sachent !

Si notre enfant rapporte de l'école un quelconque chagrin, il nous faut l'écouter. Sans l'interrompre, et sans projeter - c'est difficile, mais primordial. Puis prendre rendez-vous au plus vite avec l'enseignant  pour établir un dialogue. Tel sera notre rôle en cas de hiatus : établir une continuité entre deux univers, le domestique et le scolaire. Expliquer à l'enseignant le ressenti de l'enfant, sa sensibilité propre, au cas où il ne l'ait pas compris. Faire le lien. Traduire, dans les deux sens.

C'est l'impasse relationnelle ? On ressort notre balance (cf. point 4) et on opère une nouvelle pesée avec des données actualisées. Nous ne sommes jamais piégés, et ça aussi, c'est une leçon de vie à communiquer à nos enfants.

Je crois qu'il est important de garder en tête que la mission de chacun transcende ce qui se joue sur une seule année scolaire. Dans une scolarité, il y a des années plus fun que d'autres, selon l'enseignant, selon les pairs, les projets menés, etc. Face à un problème, demandons-nous s'il abîme le rapport de notre enfant au savoir en général. Il n'y a pas d'autre enjeu, et il est bon de resituer les choses dans un contexte plus large en cas de situation conflictuelle, afin de ne pas laisser les évènements nous brouiller le jugement.


7. Que faites-vous si vos enfants ont des devoirs ?

On les fait ! 😊 Et on les fait bien !

Dans la vie, on a des tonnes de devoirs, et on s'applique à les faire du mieux qu'on peut, c'est important.

(Dixit la Mam'enseignante qui ne peut s'empêcher de grommeler dans sa barbe quand les dits-devoirs ne sont pas pertinents ... Oui, alors, dans ce cas, je délègue la tâche à mon homme. Ce qui m'arrange bien au terme d'une journée passée avec 30 élèves ... 😁)

Toute notre famille est d'accord sur un point : on préfère quand il n'y a pas de devoir. Mais cela fait partie des choses qui ne sont pas de notre ressort ... ! 😉

8. Que faites-vous si vos enfants sont punis ?

C'est difficile à dire, car cela n'est jamais arrivé. Je suppose que ma réaction - passé le premier énervement - dépendrait grandement de la nature du délit et de celle de la peine ...

J'ai ouï dire il y a quelques semaines que Louiselle (CP) étaient restée en classe sur le temps de récréation pour finir de recopier une poésie. Mon sang n'a fait qu'un tour, puisque je sais bien qu'un enseignant n'a pas le droit de priver un enfant de récréation. Ici, bien sûr, cela n'avait pas été le cas. Certains maitres ont l'art de jouer avec les lois : la récréation n'avait été que rognée, et de peu, parce qu'avec une telle "carotte", ma fille s'était empressé de terminer sa copie à la vitesse de l'éclair. N'empêche qu'en entendant la Damoiselle me conter l'anecdote, je sentais la moutarde me monter au nez ...

Je me suis calmée très vite en me connectant à ce que me disait ma fille : dans sa manière de raconter, il n'y avait rien que de très anecdotique. Elle me racontait cela sur le même ton détaché qu'elle aurait pris pour me raconter son dernier fou rire avec son meilleur copain. Alors que j'allais lâcher une parole acerbe à l'encontre de la maitresse, j'ai réalisé : Louiselle n'avait pas vécu cela comme une privation. Un contre-temps certes, une contrariété. Sur laquelle elle avait un pouvoir. Car elle me contait l'histoire avec fierté : "Et ben tu vois, Maman, j'ai fini d'écrire très très vite, et j'ai presque pas loupé la récré." Elle était toute contente d'elle - heureusement que j'ai ravalé mes mots, ils auraient été bien mal à propos ! Mon ressenti n'appartenait qu'à moi, j'ai réussi à ne rien dire - mais voyez que je n'ai pas oublié l'anecdote ! 😄

À l'école de mes enfants, les enseignants ont tous le même système pour gérer les comportements perturbateurs de classe : ils donnent des cartons jaunes aux élèves dont l'attitude ne correspondent pas à  ce qu'ils attendent d'eux, ou qui nuit au bien-être de tous. Au bout de deux cartons jaunes, c'est le carton rouge ! La "bête" (un simple rectangle de papier rouge) est collée dans le cahier de liaison afin que les parents la voient.

La première fois que ce fonctionnement m'a été exposé, ça m'a énervée (et oui : encore !). Mais je temporise (encore et toujours !) en me disant que ce n'est qu'un outil particulier et imparfait qu'ont développé des personnes particulières et imparfaites pour garantir à une trentaine de loulous une bonne ambiance de travail dans quelques mètres carrés. Je sais qu'elles y parviennent plutôt bien, et je leur en suis reconnaissante. Chacun fait comme il peut avec ce qu'il a pour garantir à chaque enfant un environnement serein dans les locaux et avec les effectifs qui lui sont alloués, et je suis bien placée pour savoir que ce n'est pas facile ...

Que ferai-je si un de mes enfants rapportait un jour un de ces affreux "carton rouge" ? Et bien, je le signerai. On discuterait en famille (tranquillou, à table par exemple, mais sans en faire tout un plat, ha ha ! 😄) des circonstances ayant amené cette "sanction" et les choses en resterait-là, sans doute.


À Carole, Coline, et toutes celles qui m'ont écrit à ce sujet : j'espère que mon témoignage vous apportera quelques lumières ... Revenez-nous raconter vos choix et votre histoire si vous en avez le temps !! 😘

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30 comments

  1. Bonjour,
    Merci de votre article.
    Pour ma part, je partage votre crainte quant aux enfants "démons".
    Par exemple, mon petit de 3 ans n'a quasiment jamais entendu de gros mots, de grossiereté de sa vie et n'en dit donc pas.
    Je sais qu'il en sera tout autrement à l'école et qu'il est influençable.
    Plus généralement, comment fates-vous face à toutes ces choses qu'il n'a jamais connues, qu'on aurait voulu qu'il ne connaisse pas mais que l'école l'y confrontera ? ça me terrifie.

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    1. Alors d'expérience, les grossièreté ne sont pas trop présentes les premières années, pour diverses raisons. Mais bien sûr, ça change petit à petit ... Dites-vous que votre enfant entendra certainement de vilains mots, mais qu'il verra aussi que l'enfant grossier est TOUJOURS repris par l'adulte (les profs n'aiment pas du tout les gros mots !!). Donc, il construira bien que ce ne sont pas des mots à dire.

      Dolto disait : "Les gros mots, ils ne faut pas les dire, mais il faut les connaitre." Ça m'aide, de me remémorer cette phrase quand j'entends un mot un peu "limite" dans la bouche de mes enfants. Je leur dis d'ailleurs : "Bon, tu connais ce mot, tant mieux, mais je ne veux pas l'entendre. Chez nous, les gros mots, c'est aux toilettes. Si tu as besoin de les dire, tu t'isoles pour le faire, moi je refuse d'entendre ça." Ils comprennent très bien.

      Je n'ai pas trop d'exemples de choses que j'aurais aimé que mes enfants découvrent plus tard et auquel l'école les a confronté ... Ah, si, la maitresse d'Antonin avait travaillé sur Halloween en PS (avec thème des socrières et compagnie), et il ne connaissais pas du tout. J'étais embêtée parce qu'il n'était pas prêt à apprécier tout cela, mais finalement les choses se sont passée très simplement : Antonin, à deux ans et demi, n'avait rien compris, et avait mis de côté. Je crois que c'est ce qui se passe quand ils ne sont pas prêts.

      Pensez-vous à des choses spécifiques quand vous dites qu'il y a des choses que vous ne voudriez pas voir abordées à l'école ?

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  2. Nous avons fait les choix de scolariser notre fille dans des écoles Montessori pour ses deux premières années; la seconde année fut catastrophique et l'a faite frôlée la phobie scolaire (école agréée AMI); elle a ensuite été prise dans une école privé "assez stricte, à l'ancienne"; cette école ne m'enthousiasmait pas du tout mais c'est la seule qui l'avait acceptée sur les 3 que nous avions contactées; autant dire que j'étais méfiante et sur la défensive mais noter fille s'y est ouverte et épanouie et malgré les petites choses qui me "chiffonnent" nous la voyons enfin heureuse d'aller à l'école; cette école était pourtant celle que j'aurais mise en dernier choix sur ma liste, comme quoi!

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    1. Ouf, c'est une histoire qui se termine bien !! Oui, je comprends très bien cette phrase : "Certaines choses me chiffonnent, mais ma fille est heureuse d'aller à l'école". Je ressens ça aussi. C'est leur expérience, pas la nôtre, et l'important c'est qu'EUX se sentent bien dans leur école, où ils passent quand même pas mal de temps. Nous, nous l'aimons peut-être moins, mais ce n'est finalement pas nous qui y sommes ! :-D

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  3. Bonjour,
    J'apporte mon témoignage de maman d'un 7 ans. Il y a quelques temps, mon fils me parle d'une difficulté relationnelle avec un camarade de classe. Comme ma mère avant moi, je lui ai répondu "la prochaine fois, tu lui répondra que...". Je ne sentais pas mon fils convaincu mais nous en sommes resté là. Le lendemain, il m'en reparle (comme quoi, ce n'avait pas été réglé) et là, j'opte pour l'écoute active: en gros, je fais miroir en reformulant, il me confirme certains points, en ré-explique d'autres et passe de lui-même à un autre sujet. Je n'en ai jamais plus entendu parler. Il avait été écouté, c'était tout ce qui comptait pour lui.

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    1. Bravo, et merci pour ce récit. C'est difficile de ne pas projeter et d'écouter vraiment, mais je suis sûre, comme toi, que c'est la solution à pas mal de problèmes ... :-)

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  4. L'an passé la maitresse nous a prévenus que la directrice l'avait punie de façon exagéree à son gout et effectivement notre fille semblait marquée; j'étais vraiment furieuse mais nous sommes allés la voir à deux (le papa est plus modéré)pour avoir son point de vue à elle; nous n'avons pas remis ses dires en question même si.... mais nous ne voulions pas non plus mettre la super maitresse bienveillante en porte à faux; néanmoins nous voulions que la directrice sache que la punition avait marquée notre fille, que nous trouvions cette sanction trop longue eut égard à la "bêtise" et aussi que nous étions derrière, vigilants et informés! Le fait d'en parler m'a "calmée" et notre fille a été soulagée de savoir que nous étions plusieurs à ne pas forcément cautionner cette sanction dans sa longueur du moins; l'épisode a été clos pour tout le monde
    Et, ici aussi, pour rien au monde notre fille ne voudrait changer d'école, c'est bien là l'essentiel finalement

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    1. Voilà un bel exemple de vigilance ! Bravo !

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  5. Bonjour Elsa,
    Merci pour cet article qui tombe à pic !
    Mon fils rentre à l'école en septembre et je n'ai pas envi (alors qu'il va en crèche).
    Nous avons visité une école alternative il y a quelques temps (trop loin et trop cher pour nous mais j'avais envi de voir et de montrer à mon mari) et je n'ai pas du tout accroché avec une éducatrice Montessori que j'ai trouvé trop froide. Et au contraire, lors de la pré-inscription administrative à l'école de notre village (10 min d'échange avec la directrice), je me suis dit "pourquoi pas". Du coup, je rejoins ton avis sur ecole "classique" ou "alternative" : ce sont surtout les personnes qui comptent.
    Je garde précieusement cet article car j'ai tendance à "bondir". Cela m'aidera à relativiser et à ne pas tout prendre pour moi.
    Valérie

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    1. Je souhaite une belle rentrée et une belle scolarité à ton fils ! Je suis sûre que vous avez fait le meilleur choix pour lui ! <3

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  6. Dommage de ne pas avoir abordé la possibilité de l' Instruction En Famille qui est une vraie alternative à l' ecole!!!

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    1. Alors toi, tu trouves que mes articles ne sont pas ASSEZ LONGS, c'est ça ? :-D :-D :-D

      Ici, l'IEF fait partie des choix que certaines familles peuvent mettre dans la balance au point 4. Le sujet de cet article n'est pas de détailler toutes les alternatives possibles.

      Pour moi, mon rapport à l'IEF justifierait un article à part entière ... que j'écrirai peut-être dans 11 ans, c'est-à-dire quand j'en aurai fini avec cette problématique ! :-D

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  7. Ici en IEF depuis presque toujours (un trimestre de PS pour l'aînée, ça compte ?).
    Merci pour cet article dont j'apprécie la sagesse et le discernement.
    ça va m'aider aussi, pour mes propres situations difficiles !

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    1. Contente si cela fait écho pour toi, Mathilde !
      Oui, je me disais en l'écrivant que les familles en IEf étaient concernées par pas mal de situations complexes, elles aussi ...

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  8. Alors pour ma part, j'ai la chance d'habiter un petit village avec une école de la république magnifique en tout point (c'est celle du petit film "école ouvre toi") : les locaux sont beaux (espace vert, tronc d'arbres couchés, baies vitrées), les 3 maitresses sont supers et très complémentaires ; les arts et la nature sont très présents (cette année ils ont un projet sur les oiseaux, on fait venir grace à leurs aménagements tout un tas d'espèce, et quelle fierté d'entendre sa 4 ans parler des "mésanze sarbonières") ; Les atsems sont tout aussi extra.
    Le seul bémol que j'y met c'est que, comme la garderie (et le centre de loisir) est commune des petites sections aux CM2, ce que je trouve super sur bien des aspects, il est vrai que les gros mots ou les gestes inadaptés sont vite sus (petite section ici) ; mais effectivement c'est ensuite de notre ressort de leur faire comprendre qu'il y a des choses qu'on entend parfois qui ne sont pas intéressantes et ne doivent pas être dites.
    Désolée pour le pavé, je me laisse emporter par mon enthousiasme ; en résumé, c'est effectivement une question d'humain plus que de toute autre chose, et ce qui est génial c'est quand un cercle vertueux s'établit (la directrice s'investit, le personnel est valorisé, les enfants en bénéficie, donc les parents aussi, et tout le monde est plus zen)

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    1. Oui, un cercle vertueux ! C'est vraiment ce que je constate dans certaines écoles, effectivement !! Bravo à toutes ces personnes qui savent l'amorcer, car ce n'est pas toujours facile face à l'inertie de certaines équipes ...

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  9. Bel article :-)
    Certes, ça dépend des écoles et des équipes.
    Mais il y a aussi les enfants "particuliers", ceux qui ne rentrent pas dans les cases scolaires. Je ne parle même pas de handicap lourd : ma fille dyspraxique et hypersensible a été profondément malheureuse à l'école de la République, et je ne crois pas qu'aucun enseignant, si bienveillant soit-il, n'aurait eu la possibilité, ni le temps, de s'adapter spécifiquement à elle et ses difficultés en écriture, maths, relationnel. Il faut bien reconnaître que l'école publique, son programme formaté et ses classes chargées ne permettent guère de vraiment assurer un suivi personnalisé, avec différentes pédagogies selon les enfants : soit l'élève est "scolaire" et ça passe, soit ça casse.
    Et nous? Eh bien, l'école Montessori locale ayant piètre réputation, on a découvert les joies de l'IEF (instruction en famille)....

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    1. Je suis complètement d'accord ! J'ai dans mon entourage proche deux enfants qui sont profondément malheureux et "inadaptés" à l'école, et cela me fait tellement de peine ... Je suis persuadée que l'IEf serait une solution pour eux, mais ce n'est pas un choix possible dans leurs familles ... Quel dommage, ce sont des enfants tellement intelligents et sensibles ... :-(

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  10. à la scolarisation en PS, nous avons opté dans notre ville pour l'école privée pour des raisons pratiques: les écoles publiques n'avaient ni garderie sur place ni cantine sur place. Les enfants étaient ballotés en bus dès le matin d'un "centre de regroupement" au diverses écoles et le midi des écoles à "3 centres de restauration". Pour nous, c'était impossible d'imposer à un enfant de 3 ans au moins 4 trajets de bus par jour pris en charge par la ville alors que l'école se trouvait....à 50 mètres ! nous l'avons donc scolarisé dans une des 2 écoles privées...des choses ne m'y plaisaient pas (notamment la manie de mettre les enfants devant des dessins animés sur le temps du midi !!!) mais il a eu notamment une maitresse de PS génialissime.
    Nous avons déménagé pour la GS à plusieurs centaines de km et débarqué dans l'inconnu. Il a fallu se décider en 2 jours: public ou privé ? quelle école publique (ici pas de carte scolaire) ou quelle école privée (pas moins de 6 en tout dans la ville). Nous arrivions trop tard dans l'année pour avoir une place dans les écoles publiques près de notre location donc nous avons, de nouveau, opté pour le privé. Il n'y avait de la place que dans une école...choix limité. la GS fut géniale. Par contre, le primaire...la catastrophe (de motre point de vue en tous cas). Un CP sous les cris d'une maitresse en limite burn out (et un enfant qui ne voulait plus mettre les pieds à l'école) et un CE1 très très coolissime avec une maitresse, certes très sympathique et joyeuse, mais avec un langage plus que familier (ex : dire "t'as pigé" aux enfants, dessin animé une fois par semaine pour "récompenser" le travail des enfants (pour moi personnellement une aberration), utilisation de youtube à gogo sur le TBI, peu de supports écrits si ce n'est des impressions de divers sites de profs (ah le net et les profs, j'aurai beaucoup à dire ;-)) avec, selon nous (je suis toujours sur nos impressions car ce que nous ressentons ne sera peut-être pas le même ressenti qu'une autre famille), pas de programmation globale des notions et un retard latent sur le programme depuis le CP, dialogue peu constructif avec l'équipe éducative de l'école). Cette fois-ci, nous avons repesé la situation et pris le temps de visiter de nombreuses écoles (enfin) de la ville : après discussion avec notre fils, qui comprend que quelque chose cloche tout de même, même s'il a ses copains dans cette école, nous partons vers une autre école à la rentrée 2019. Cette fois-ci, nous avons pu discuter longuement avec le directeur et l'équipe éducative, certes très "classique" mais après ces deux ans, ce sera bien d'en revenir aux fondamentaux. Comme tu le dis, il faut vraiment réfléchir à ce qu'apporte l'école à l'enfant de manière générale et voir si cela est raccord avec nos valeurs familiales. En 2 ans, notre fils est devenu le champion de l'argot mais je prends plutôt cela avec le sourire: il a compris ainsi les différents niveaux de langage. Ce n'est pas évident. Quant aux écoles alternatives, même si nous avions la possibilité en région parisienne auparavant et que j'étais très tentée, je sais pertinemment que ce n'était pas adapté à notre fils et son caractère. Je n'aurai donc jamais opté pour une pédagogie Montessori ou autre...alors même que tu vois, je te lis depuis de nombreuses années ;-)

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    1. C'est vrai, tous les enfants sont différents ! Chez nous, j'aurais TROP vu Antonin dans une école Montessori, cela aurait vraiment bien cadré avec son esprit cartésien. Mais c'est l'approche Waldorf qui me semblerait plus adaptée à la manière d'apprendre de Louiselle ... A quand une école qui propose de tout, et où l'enfant pourrait choisir son approche ? :-D

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  11. Oui la fille d'une amie a été en école Montessori et l'educatrice lui a répété pendant 3 ans qu' elle était trop lente minant assez fortement sa confiance en soi.
    Mon fils est en CP à l'école publique. Sa maîtresse old school proche de la retraite l'appelle Monsieur "Je sais tout et mieux que personne". Bon j'ai failli aller lui toucher 2 mots. Mais mon fils n'a pas vraiment compris la teneur de l'appellation et ne semble pas touché. Je me suis dit qu' une intervention de ma part perturberait plus qu'autre chose. Je ne sais pas. On va attendre patiemment la maîtresse de CE1 qui est plus positive et plus cool !

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    1. Oups, ce surnom n'est pas sympa dis-donc ... Je comprends ta crainte d’attiser l'incident par une remarque ... Ce n'est simple tout ça ... :-/

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  12. Bonjour, merci pour cet article qui me parle tant. Les premières rentrées sont passées pour nous mais je me souviens très bien de ces émotions dont vous parlez si bien dans votre article. Pour partager notre expérience, nous avons scolarisé notre fille ainée en moyenne section (elle n'a pas fait de petite section) à l'école du village. Ce n'était pas l'école de nos rêves, on avait de appréhension et on y est allé un peu à reculons. Puis nous avons découvert une super maitresse, dans une super classe aménagée Montessori alors on c'est dit ouf... ça n'a pas l'aire si terrible ^^ Puis il y a eu la rentrée, l'année c'est écoulée et ça été très très dur! Notre fille explosait émotionnellement en rentrant à la maison, une véritable bombe à retardement. Heureusement la maitresse a été très à l'écoute, le suivi maison/école a été super. Elle nous a beaucoup rassuré quand au comportement et à l'évolution de notre enfant à l'école et à notre demande, notre fille n'a pas changé de classe ni de maitresse pour la grande section. La grande section de notre fille a été aux antipodes de l'année précédente, elle c'est épanouie. Aujourd'hui elle est heureuse d'aller à l'école, bien qu'elle appréhende beaucoup sa future rentrée en cp. Nous somme très content de nos choix et nous avons rencontré une équipe d'atsem et d'enseignante qui font un travail formidable auprès de nos enfants!!!

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    1. Merci pour ce témoignage ! Je souhaite une belle fin d'année scolaire à votre fille - et le CP n'est pas encore pour tout de suite ... D'ici là elle aura bien grandit et j'espère qu'elle se sentira prête !

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  13. Bonjour Elsa,
    Je te remercie beaucoup pour ton blog et ton instagram. Tu ne saurais imaginer tout ce que j'ai mis en place chez moi, grâce à toi! Mais j'écarte aussi plein d'idées, qui ne nous conviennent pas ;)
    Sur instagram, j'ai vu la vidéo sur le sang. Super! Et merci! Je me souviens, lorsque tu as partagé les cartes de nomenclature sur le sang, que tu parlais d'expériences et de manipulations à partager dans le futur. Est-ce que tu pourras en partager d'autres? Moi et les enfants avons très hâte!
    C'est toujours un plaisir de te lire!

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    1. Ah, merci pour ce retour, qui me fait bien plaisir !! Tu vois, on les fait à notre rythme, ces activités sur le sang ... :-D Mais je pense qu'il y aura d'autres, oui !

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  14. Et bien, je n'ai pas gd chose à ajouter par rapport aux autres témoignages. Nous sommes content de notre école, même si certaines choses me chiffonne (chaise des punis, par exemple... ou les yahourts sucrés et autres à la cantine) mais je trouve que l'on est bien lotis par rapport à certaines écoles où les maîtresses se retrouvent sans ATSEM, où on demande aux parents qui en ont la possibilité de garder les PS chez eux pour la sieste car pas assez de couchettes... ici il y a autant d'ATSEM que de classe, 2 AVS (qui sont quand même bien occupées avec l'enfant dont elles ont la charge), 1 jeune en sercice civique.
    Nous avons fait le choix de l'école publique la plus près de chez nous (et nous avons le luxe d'y aller à pied pratiquement tous les matins). J'avais 1 peu d'appréhension d'y laisser mon fils à la rentrée mais finalement ca s'est passé mieux que sa grande soeur (qui avait pleuré tous les matins pendant 1 mois 😖). Il s'intègre bien, respecte les règles, range après l'activité. Il a vraiment un comportement totalement différent entre l'ecole et la maison.
    Je suis également contente que mes enfants côtoie des enfants issue de milieu et de culture différents des nôtre. Certaines écoles de notre petite ville ne sont pas aussi riche de ce côté là. Bref tous n'est pas parfait mais les points positifs compensent les quelques points négatifs. Ca n'empêche pas d'etre vigilant et de remettre en question ses choix s'il y a des pb qui se posent.
    Merci Elsa pour ce bel article.

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  15. Ah ah je me retrouve bien dans tout ce que tu dis! Effectivement prendre du recul et faire confiance à ses enfants est déjà une bonne base. Tout comme faire confiance à priori aux enseignants dévoués. ... et la plupart du temps ça se passe bien. Come on est vigilants s'il faut recadrer on le fait. Nos enfants n'apprennent pas toujours come on l'aurait souhaité mais ils font aussi des choses superqu'on n'aurait pas imaginé ! Quant aux gros mots je suis surprise car ça ne sort pas tant que ça. Ils comprennent vite que ces mots "poubelles" ne sont pas les bienvenus!
    Je me souviens d'une famille qui avait fait le choix de montessori et qui imposait 45 min de voiture min et soir à son enfant! de notre coté il ont 60 pas à faire pour rejoindre la cour. Certes l'école n'a pas un brin d'herbe et n'est pas montessori mais j'ai l'impression de respecter le rythme de mes gars...
    Courage les mamans et les papas l'entrée en maternelle c'est une belle et grande étape dans la vie de votre enfant!
    Moi je vois approcherl'heure du collège et euh... j'ai peur ;-)

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  16. Bonjour, merci pour cet article qui me rappelle des souvenirs ! Au moment de la scolarisation de notre fils, Montessori me faisait les yeux doux ! Et effectivement, j'avais peur de l'école publique. Après avoir envisagé pendant un quart de seconde l'IEF, le papa et moi avons choisi l'école publique pour des raisons pratiques mais surtout par conviction. Nous sommes tous les 2 issus de l'école de la République alors même que nous venons de 2 milieux totalement différents. Nous aurions pu nous rencontrer sur les bancs de l'école. Et c'est là mon propos. J'ai le sentiment que j'aurais pu apprendre à lire, écrire, compter n'importe où. Mais l'école publique m'a fait côtoyer la différence, et m'a appris à vivre en collectivité. Et oui, avec les "autres", les "petits démons", les inconnus. Et même s'ils font peur, il me semblait important que notre fils les rencontre et qu'il apprenne à les connaître aussi. J'ai eu l'impression, très personnelle, qu'en inscrivant notre fils dans une école "alternative" nous l'aurions enfermé dans un milieu plutôt restreint qui ne correspondait pas à l'image que nous avions de la société. Au contraire, pour moi l'école doit être ouverte et doit permettre de voir autre chose. A l'école, mon fils fréquente des enfants avec lesquels il partage une culture, des valeurs mais il fréquente aussi des enfants qu'il n'aurait pas rencontrés dans un autre contexte, des enfants qui ont d'autres modes de vie. Il paraîtrait même que la maîtresse ne fait pas comme maman ! Et tant mieux ! Ce sont justement les richesses de l'école publique. J'imagine que cela dépend beaucoup des quartiers, des communes et des équipes aussi. Ma propre scolarité dans le public n'a pas toujours été rose mais le bilan reste très positif. En petite section, mon fils a rencontré ses amis mais aussi des griffeurs, des excités, il a appris ses premiers gros mots et a fait connaissance avec Spiderman ! Il a connu beaucoup d'angoisses. Mais ce que je retiens 1 an après, c'est qu'il a grandi, il a beaucoup développé ses compétences sociales. Il aime toujours autant l'école, il a appris à se protéger, à mettre de la distance, de la souplesse, à distinguer ce qui se dit ou pas et à qui, il a compris que tous les enfants n'avaient pas les mêmes chances. L'année dernière, j'ai dû intervenir auprès de son enseignante pour régler une situation qui angoissait beaucoup notre fils. Si dans un premier temps notre vigilance l'a sécurisé, il nous a vite fait comprendre qu'il s'agissait de sa vie à lui. Il a su créer du lien avec sa maîtresse, là où je n'ai pas réussi. Il en garde un très bon souvenir ! En bref, il a appris (et apprend toujours) à gérer l'école et les personnes qu'il y rencontre ! Un premier pas vers la vie en société et un grand pas vers l'autonomie ! Cette année, en moyenne section mon fils a gagné en sérénité. Cette fois-ci son enseignante lui correspond totalement, pas de plateau Montessori dans sa classe mais de l'écoute, du respect, de la bienveillance en toute circonstance ! J'aimerais que toutes ses années d'école ressemblent à celle-ci, mais s'il en est autrement, ce sera un enrichissement quoiqu'il arrive. Mon fils développera d'autres compétences, je lui fais confiance. Charlotte.

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    1. Très beau témoignage ... Tu parles de tout cela avec une telle justesse !

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