Bibliok'lipop : filles et garçons

décembre 17, 2018


Il y a un truc que j'aime bien dans ma vie. C'est que je suis relativement préservée de la publicité.

Je n'ai pas la télévision, et sur la très courte plage où je parviens à écouter France Info, j'échappe à la pub. Je ne vais flâner en ville qu'une fois par saison environ, et encore ai-je la chance que ma "capitale" soit assez éclairée à cet égard. Mais ...

Mais Instagram aura ma peau. 😄

Et oui, sur mon fil de jolis comptes amoureusement suivis se glisse parfois ... une publicité. Oh, la vilaine ! 😫

Et c'est ainsi qu'il y a un mois environ, j'ai découvert la campagne Barbie. Et j'ai été sciée - pardonnez-moi, mais comme je vous le disais, je n'ai pas l'habitude ...

J'ai fait quelques recherches : ces spots ne sont pas récents et ont paru il y a 2 ou 3 ans aux États-Unis. Ils n'ont pas cessés d'être critiqués depuis leur sortie d'ailleurs, mais cela n'a  pas dissuadé la marque de se lancer dans une campagne française sans en changer une virgule.

Laissez-moi vous raconter : nous voyons une petite paléontologue de 8 ans prendre la parole face à un groupe, dans un musée, devant de magnifiques squelettes de dinosaures. La scène semble sympathique, et m'est étrangement familière - que voulez-vous, des petits paléontologues de 8 ans, j'en connais plein. Bon, j'active le son. Ah, non, dommage, la jeune actrice ne débite que des niaiseries. Les auteurs de la publicité n'ont aucune idée, je pense, de la connaissance pointue que l'on a des dinosaures, à 8 ans.

Bref, je m'apprête à zapper, quand un "détail" du spot attire mon attention : l'attitude des adultes. Face au discours de l'enfant, que font-ils ? Ils haussent les sourcils, se regardent en coin, se poussent du coude, et pouffent. Alors, je ne sais pas vous, mais si quelqu'un ose réagir comme ça face à un petit paléontologue de 8 ans, moi, je me fâche

Ah, mais d'accord, je comprends : le spot est tourné à la manière "caméra cachée". Ha ha (qu'est-ce qu'on rigole). Donc notre jeune actrice joue en fait le rôle de l'imposteur. Allons bon, cela me rappelle un certain syndrome ... Mais vous allez dire que je dramatise, oui, oui.

La publicité s'achève avec un slogan en lettres de pâte à sucre sur fond rose : "Tu peux être tout ce que tu veux".

Ah, parce qu'on en doutait ??

Pour résumer donc, cette publicité nous dit :

"Tu peux être tout ce que tu veux, ma fille (sauf moche, bien entendu), surtout si tu acceptes d'adopter un discours creux et lisse qui correspondra au rôle que la société t'assigne. Bien sûr, (cause ou conséquence ?) personne ne te prendra jamais au sérieux, mais ce n'est pas grave car, dans cette limite : tu peux être tout ce que tu veux, trala'youp'la-bouuum !! 🎉🎉🎉

N.B. Barbie est un jouet réservé aux filles🅡."

Alors je ne sais pas si mes enfants joueront à la Barbie un jour, mais une chose est sûre : ils ne verront pas cette publicité !! 😄
 

Bon, c'est pas l'tout, mais assez rigolé. Toute cette histoire m'a fait penser qu'il fallait absolument que nous parlions "héroïnes" - j'entends par là "figure d'identification féminine". Cela ne nous prendra que 5 cinq minutes. Vous voulez bien ?

Je garde le chapitre "Héroïnes de l'Histoire" pour un autre article ... Ah, et il faudrait que nous écrivions aussi, ensemble, un de ces quatre, le chapitre "Héroïnes noires" (ou de n'importe quelle couleur de peau ou de cœur pourvu qu'elle soit celle de la "minorité"), mais cela nous mènerait trop trop loin pour ce soir ...

Pour aujourd'hui, je voulais me concentrer sur les héroïnes de fiction. Parce qu'à l'âge de mes enfants, c'est encore par la littérature que "passent" tous les grands messages humanitaires. 

Des livres qui expliquent à nos enfants qu'ils peuvent être tout ce qu'ils veulent (en terme de métier, mais aussi de religion, de parti politique ou d'appartenance sexuelle), il y en a des tas. Demandez à votre gentil(le) bibliothécaire, elle/il vous trouvera plein de petites choses parfaitement adaptées à l'âge de vos enfants. Ici, le dernier en date fut Le rêve au bout des doigts de Nancy Guilbert - sympathique, bien écrit, bien illustré, bien mené, sans fausse note sans être non plus un must-have - bref : des albums comme cela, il en existe plein ! À consommer sans modération.

Et puis, il y a les chefs d’œuvres. Qui, du fait de leur qualité, s'adressent à une autre strate de l’inconscient. Je pense spontanément au personnage de Zita de Ben Hatke, ou à celui d'Hilda de Luke Pearson. Allez-y tête baissée si vous ne les connaissez pas encore, ces filles-là méritent d'être fréquentées ! Voilà des figures culturelles modernes qui permettent aux enfants d'aujourd'hui de reconquérir leur identité bien au-delà des stéréotypes ... On en veut encore !!

Pour aujourd'hui, voici un zoom sur trois ouvrages de ce type, qu'on pourraient qualifier de "récits d'identité",  et qui permettent aux petites filles de reconstruire positivement une identité historiquement dévaluée. Rassurez-vous, les petits garçons s'y retrouvent tout autant, et adorent les livres que je mentionne ici, car c'est l'appartenance-même à l'espèce humaine qui est en jeu dans ces œuvres. Que serait l'humanité si elle méprisait la moitié d'elle-même ?

J'ai classé mes trois coups de cœur par ordre "croissant" : plus l'article se déroule, plus nos pauvres petites âmes de lecteurs fondent ... d'amour, bien entendu ! 😄 À mettre dans toutes les mains : des vieux, des petits (dès 6 ans), des filles ... et des garçons, cela va de soi.



Bon, rien que la couverture pose là, n'est-ce pas ? 🙏

J'ai adoré lire ce livre à mes enfants, ce fut vraiment une rencontre mémorable que la rencontre avec Anya !! D'abord, le format du livre : XXL, qui remplit les genoux. Ensuite les illustrations à couper le souffle. Enfin, le texte : super exigeant, de la vraie littérature, avec des ellipses, un statut du narrateur ambigu, des métaphores et des descriptions ... À offrir en lecture à haute voix dès 6/7 ans (attention, certaines illustrations peuvent effrayer les âmes sensibles !) et en lecture autonome vers 9 ans. 

Anya et Tigre blanc fut officiellement le premier ouvrage du genre Fantastique que j'ai lu à mes enfants. Une magnifique introduction au genre, dont le souvenir a marqué notre petite famille pour la vie !

Source de l'image

Au sujet de l'héroïne : Anya est l'incarnation de la figure révolutionnaire. Elle incarne une génération - ou plutôt, une génération entière s'incarne en elle. Notez qu'Anya a un frère jumeau, dont le rôle n'est pas négligeable dans l'histoire, puisqu'il va devoir séduire la méchante sorcière pour créer une diversion. La fille est à la tête de l'armée, pendant que le garçon conte fleurette ... Un scénario bien plus courant dans l'Histoire qu'on se plait à le dire ... 😉

Un petit reproche cependant ... Malgré mon engouement, je modère légèrement mon enthousiasme à cause d'une phrase (oui, je suis dure). C'est page 14 : quand elle était enfant, Anya "jouait indifféremment à la poupée, à la guerre, à la dînette ou à la chasse.". En entendant ces mots, Antonin a levé vers moi des yeux interrogateurs : "Pourquoi il dit ça ?", m'a-t-il demandé, déconcerté.

Bon sang, mais quand s'ôtera-t-on de la tête qu'il y a des jeux "pour filles" et d'autres "pour garçons" ??? Et quand cessera-t-on de l'asséner à nos enfants, alors même qu'on essaie justement de leur faire passer le message contraire ??

Moins un point sur ce coup-là, donc, à l'auteur Fred Bernard. Mais nous réemprunterons quand même son livre - souvent, souvent !



Votre enfant ne lit que des BD et néglige les romans ? Do not panic, le délectable Prince Koo est là ! L'auteur britannique, Adam Stower, est aussi illustrateur, et ménage un dialogue permanent (et hautement délectable) entre l'image et le texte, qui tient en haleine le lecteur débutant. Ce livre-là est néanmoins un pavé aux yeux du jeune lecteur de 8 ans - qui le dévorera sans difficulté. Et quel bonheur : on rit, on a peur, on s'insurge, on s'attendrit ... Et on assiste au triomphe du Bien sur le Mal ! Vive les wombats et la forêt vierge !!

(N.B. Aucune limace n'a été maltraitée pendant la rédaction de ce livre. 😂)


Au sujet de l'héroïne : Prince Koo est téméraire, couronnée, ingénieuse, très imaginative et barbue jusqu'aux pieds. Une vraie fille, quoi. C'est également une très bonne amie, sur laquelle on peut compter dur comme fer ! Le petit Ben va bien grandir à son contact !!

C'est le genre de livre qu'on aimerait oublier pour avoir la joie de le redécouvrir, vous voyez ? 😉



Ce mois de décembre avait été riche en découvertes littéraires et je ne pensais pas trouvé mieux que Prince Koo ... Non, non, ce n'était pas possible !! Et voilà qu'un samedi mes enfants émergent du bac à BD de la bibliothèque en brandissant cet ouvrage magnifique : "Maman, on l'emprunte ? C'est adapté ?"

(Oui, mes enfants me demandent si "C'est adapté" depuis qu'ils sont tout petits, et cela surprend toujours tout le monde à la bibliothèque. 😊)

Si c'est "adapté" ? Oh, my god. Mais c'est parfait. Sublime. Incroyable. Le chef d’œuvre absolu. Le coup de cœur incontesté du mois de décembre - et certainement de 2018 tout entier. Merci mes enfants d'avoir trouvé ce livre !!


Les Bergères guerrières ont tout pour plaire : l'univers envoutant, mi-médiéval, mi-magique, soigneusement dépeint à l'encre rousse. L'humour, l'amitié et les rebondissements. Le mystère et l'aventure. La tendresse du scénario et l'aboutissement incroyable du graphisme. Et bien sûr, la fascination de cette société matriarcale, qui s'est reconstruite entièrement autour des femmes lorsque les hommes du village ont disparu, dix ans avant le début de l'histoire ... dans des circonstances énigmatiques ...

Au sujet des héroïnes : Nous sommes ici dans une dynamique de groupe. Les jeunes admirent les anciennes, et s'entrainent dur pour les égaler. Le courage est érigé en valeur absolue - mais aussi la tolérance, car l'Ordre des Bergères accepte d'évoluer et d'accueillir en son sein le valeureux petit Liam (qui, vous l'avez compris, n'est pas une fille !).


Bergères guerrières a tout de même un énorme défaut : le tome III n'est pas encore sorti, et il nous faut ronger notre frein en plein suspens... Aaaarg ! C'est trop cruel !! 😄

Qu'en pensez-vous ? Vos enfants ont-ils eu ces livres entre les mains ?

Auriez-vous d'autres chefs-d’œuvre "identitaires" à nous conseiller ?

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40 commentaires

  1. Merci pour ces ouvrages (qui sont disponibles dans notre médiathèque, yes !). De notre côté, en BD, c'est Géronimo Stilton qui emporte la mise (le premier samourai etc..). Ce sont des BD avec un côté historique bien fait, détaillé et assez complexe au final. Nul doute qu'elles seront empruntées de nombreuses fois ! Pour le côté fantastique, T. s'est plongé dans les romans Malenfer et il lorgne sur "les dragons de Nalsara". Il a commencé avec les 3 trilogies "l'enfant dragon", "la colère des dragons" et "l'Ile aux dragons" d'Eric Sanvoisin (adapté pour fin de CP). Il adore le genre "fantastique", en particulier s'il y a des dragons ;-). J'avoue qu'il lit peu d'albums car j'ai du mal à en trouver qui soient "adaptés" (et oui chez nous aussi c'est adapté ou pas ;-)) à son âge (soit c'est pour les 3-6 ans, soit plus pour les 9-12 ans) alors merci pour tes références. Il connait de nom Harry Potter mais j'attends le CE2 pour qu'il puisse se plonger avec délice dans le 1er tome.
    PS: Anya et le tigre blanc me fait penser, à regarder les images, au monde de Narnia (c'est le même style ?)
    PS 2: je t'ai envoyé un mail sur gmail pour te donner notamment nos références musicales mais il m'est revenu car boite pleine. Je l'ai envoyé de nouveau sur ton ancienne boite hotmail (l'as-tu reçu ?)
    PS 3 : nous avons réalisé des petits portes clefs pour Noël pour offrir aux grands-parents avec la Patarev..c'est pas mal mais déroutant au premier abord car pâte à modeler vraiment différente (très collante). On peut même réaliser une balle redondissante avec.

    Bonnes fêtes de fin d'année à vous 4

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    1. j'ai oublié de préciser que dans les romans d'Eric Sanvoisin, Lena est une héroïne qui va aller à l'encontre de ce que son père a "programmé" pour elle (et elle va même assister à sa mort..gloups). Dans Malenfer, il y a aussi Zoé qui a des pouvoirs magiques..nous sommes au premier tome donc encore trop tôt pour parler du destin de cette jeune fille.
      Il y a tout de même de nos jours de nombreux romans jeunesse où il y a un héros mais aussi une héroïne qui a beaucoup de caractère et de force...heureusement, on est bien loin de Barbie et de la pub dont tu nous parles. On ne peut que saluer les maisons d'éditions sur ce point.

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    2. Trop bien, je vais creuser tes pistes ! Les dragons de Nalsara tome 1 et 2 vont être offerts aux enfants dans quelques jours, justement, j'ai trop hâte de les découvrir !

      Oui, ici aussi, c'est la période "creuse" pour les albums ... J'ai du mal à en trouver des vraiment bien, et les enfants ne sont plus à l'âge où ils relisent cinquante fois les mêmes ... Alors je trouve ça plus dur à rentabiliser que les romans ou les BD. :-)

      Pareil, pour Harry Potter : j'attends le bon moment, qu'est-ce que j'ai hâte !!

      Non, je n'ai pas reçu ton mail !! Bon sang, tout le monde me dit m'écrire et je ne reçois rien, je crois que je vais me créer une nouvelle boite demain, tiens. :-( Je te tiens au courant.

      Pour finir, je dirai qu'en ce moment on lit tellement d'histoire centrées sur des héroïnes que je me dis que c'est Antonin qui risque de manquer de modèle identitaire, si ça continue ! :-D Je suis aussi à l’affût d'ouvrages avec des héros-garçon, donc je note tout cela !!

      Merci et à bientôt !

      Des bises chez toi !! <3

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  2. Ahhh Elsa il y a des moments où je me demande si tu n'es pas un peu dans mon cerveau...
    Bon je n'ai pas de livre à vous conseiller là tout de suite comme ça...
    Mais hier, je préparais un petit jeu pour la veillée de Noel. Je cherchais des personnes célébres avec des valeurs positives(réels ou inventés), une trentaine pour faire des petites cartes. Je voulais la parité. Eh bien je dois dire que j'ai peiné à trouver 15 femmes marquantes grand public... :-(
    Du coup j'ai cherché un peu et j'ai trouvé les histoires du soir des filles rebelles qui ont l'air très chouettes...
    Bref à creuser (ma librairie va encore se frotter les mains avec moi!)

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    1. Oh, c'est difficile de trouver 15 femmes marquantes grand public ? C'est étonnant, et c'est un exercice à faire, je vais m'y coller.

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    2. En vrac coté femmes célèbres : Rosa Parks, Simone de Beauvoir, Jeanne d'Arc, Marie Curie, Anne Franck, Valentina Tereshtova, Georges Sand, Helen Keller, Olympe de Gouges, Maria Montessori, Lucie Aubrac, Simone Veil et en personnages de roman : Scarlett' O'Hara, Jo March, Hermione Granger...

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    3. j'ai offert Histoires du soir pour filles Rebelles plusieurs fois à des enfants de 6ans et a des adultes et ils ont tous adorés!
      Justine eff

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    4. Je note cette référence, ce livre a air passionnant !

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  3. Je n'ai pas vu la publicité Barbie dont tu parles, néanmoins j'en ai vu une autre et je trouve leur effort tout à fait louable.
    Barbie est "un jouet pour fille" s'il en est dans la tête des gens, et depuis longtemps, cette poupée s'efforce de ne pas en faire des mannequins idiots, donc on trouve des Barbie scientifiques, princesse, à cheval ou à moto, etc. Cela depuis longtemps. De même que l'on trouve des poupées à "taille mannequin" et une gamme plus réaliste (c'est pas hyper réaliste, mais y a du mieux), qu'on en trouve de tout type de peau également. Le seul reproche qu'on pourrait leur faire c'est de mettre du rose partout et de garder cette image de "pour les filles"

    Donc, je trouve très bien que des jouets tentent de casser des stéréotypes, même maladroitement parfois.

    Et je dis pas ça parce que ma fille de 4.5 ans en recevra une pour la fête de l'hiver (habillée en princesse parce que c'est ça qu'elle voulait. De toute façon, elle va devenir la maitresse d'école des peluches et des chevaliers ensuite, puis faire docteur chez les sylvanians et enfin prendre la voiture lego pour faire une course contre flash mac queen, le tout entièrement nue, parce que c'est comme ça que ma fille préfère ses poupées)

    Niveau livres avec héroine fille, j'en ai croisé quelques uns, mais aucun que je n'ai retenu.
    J'avais par contre énormément aimé un livre (dont j'ai perdu le titre) où une fille et un garçon voulaient jouer ensemble, mais l'un aimait les chevaliers, et les jeux de ballons, quand l'autre voulait faire de la dinette et je sais plus quoi d'autre "de fille"
    C'est là qu’apparaît un 3ème enfant, dont le nom est androgyne. Cet enfant aime tous les jeux, alors il invente la dînette des chevaliers et le foot des poupées et enfin tout le monde joue ensemble.

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    1. Arg, je ne dirais pas que Barbie est un jouet qui tente de casser les stéréotypes, non !

      :-D

      Ceci dit, je regrette sincèrement que mes enfnats ne s'y intéressent pas du tout. J'ai gardé pour eux toute ma collection (qui vaut de l'or aujourd'hui : poupées vintage en super état, car j'y apportais un grand soin !) mais ça ne les intéresse pas. Une fois par moi, ils déballent tout histoire de déballer, mais ils n'y jouent pas. :-(

      Je m'inventais plein d'histoires avec ces Barbies, et puis je leur confectionnais des vêtements,des meubles ... J'aurai bien aimé partager cela avec mes enfants (parce bon, confectionner des selles et des brides de poneys, ça va cinq minutes, c'est un peu limité au niveau technique !!) :-D

      Ta mention de Barbie scientifique m'a fait sourire parce qu'elle m'a rappelée une anecdote : à Emmaüs il y a un mois environ, je tombe sur un "roman" pour enfant avec Barbie en vedette. Je ne me souviens plus du titre, mais sur la couverture, on voit Barbie en blouse blanche, elle joue le rôle d'un scientifique. J'ouvre le livre : ah, elle fabrique un robot ! Cool. Et là je tombe sur un dialogue :

      "Comment vas-tu le faire marcher, Barbie ? demande-t-on à la jolie blonde.
      - Ah, non, répond-elle, moi je me contente de le dessiner. Pour qu'il marche, je vais devoir faire appel à Brian et Steven."

      :-D :-D :-D
      Bon, j'étais morte de rire !! :-D

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    2. Oui bon vue comme ça ^^

      En tout cas, moi je fabrique vraiment des robots (enfin je les programme), mais ça n'a rien à voir avec l'histoire.

      Par contre, ma fille joue beaucoup avec ses figurines la Barbie en étant une parmi d'autres. Et bien sûr elle ne fait jamais de jeu de construction (ou très peu)

      Tout le contraire de moi : et donc j'ai chez moi une collection de jeux de construction qui ne servent pas (encore, mon 10 mois construit des "tours" de 2 pièces, j'ai encore un espoir)

      Font rien qu'à nous embêter nos enfants

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  4. "Anya et Tigre Blanc" est un coup de cœur chez nous (d'ailleurs ta photo vient de mon blog :p) ainsi que son préquel "la Malédiction de l'anneau d'or", plus sombre et peut-être un peu plus effrayant.
    Mes filles ont aussi adoré "Prince Koo" et, comme nous ne connaissons pas "Bergères Guerrières", je le note.
    Mes filles sont un peu plus âgées (9 ans 1/2) que tes enfants mais dernièrement elles ont aimé "le club de l'ours polaire" d'Axel Bell, "Miss Charity" de Marie-Aude Murail, "Calpurnia" et "Calpurnia et Travis" de Jacqueline Kelly qui mettent en avant des héroïnes incroyables, téméraires et qui s'opposent à la société en refusant le carcan qu'elle leur impose.
    Autrement il y a "Béatrice l'intrépide" de Matthieu Sylvandeur (deux volumes) collection Neuf de l'école des loisirs. Ce sont des recueils de nouvelles, ambiance médiévale et chevaleresque mais qui inversent les codes du genre en donnant les premiers rôles aux filles/femmes alors que les garçons/hommes sont quasi inexistants voir carrément absents. Le vocabulaire est féminisée, on y trouve des bandites, des cheffesses par exemple. C'est drôle et bien fait!

    Pour nous c'est un combat de tous les jours. J'ai une fille qui se voit appeler "jeune homme" chaque jour uniquement car elle a les cheveux courts et refuse les jupes/robes qu'elles ne trouvent pas pratiques pour jouer, courir. Et en plus elle fait de l'escrime (seule fille du groupe)... Les stéréotypes ont la vie dure et ce n'est pas facile de faire entendre aux gens que l'habit ne fait pas le moine.

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    1. Je suis sidérée d'entendre que ta fille se fait appeler "jeune homme" ... Ça existe encore ce genre d'attitude ??? Et par plusieurs personnes, en plus, si je comprends bien ??

      Effectivement, notre combat n'est pas terminé ... :-(

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    2. oui c'est tous les jours! Enfants et adultes. Le pire qui lui soit arrivé s'est déroulé dans un parc en été. On était dans la file d'attente pour les wc. Il y avait foule et devant nous un groupe de Centre Aéré. Une des animatrices la regarde et lui dit "si tu sais utiliser les urinoirs, il y a de la place". Juliette l'a regardé bien dans les yeux pour lui dire "je suis une fille"... la jeune fille était hyper gênée et ne savait plus où se mettre mais au lieu de s'excuser, elle est allée raconter ça à ses collègues.
      Autrement dernièrement lors d'un atelier dans une association de sciences, l'animatrice fait l'appel, lorsqu'elle entend son prénom Juliette s'approche et la personne l'envoie promener "mais toi tu peux pas t'appeler Juliette", "ben si!" "ben non c'est pas possible!"... enfin je te laisse imaginer son quotidien. Heureusement qu'elle ne se laisse pas marcher sur les pieds!

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    3. j'ai oublié de parler de "culottées" de Pénélope Bagieu pour les adultes mais pas que ;)
      et de "Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon" de Christian Bruel.

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    4. Attention, certaines bios de Culottées sont très hard ... Pour moi, je le réserve aux adultes, même si on peut commencer à présenter certains extraits au collège sans problème.

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  5. Merci pour cet article, il m’a tout de suite fait penser à celui-ci :
    http://uninvincibleete.com/2018/12/clfantigones-15-livres-jeunesse-feministes-a-offrir-a-noel/

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  6. a réserver aux adultes, mais "culottées" (bande dessinée) par Pénélope Bagieu est génialissime ! je pense certaines de ces femmes ont un parcours d'exception racontables aux enfants.

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  7. Bel article sur le sujet : http://papapositive.fr/luttons-contre-les-stereotypes-et-autres-prejuges/

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  8. https://www.facebook.com/mediathequemamandalapetitchou/photos/a.1887696961540949/1887704128206899/?type=3&theater&hc_location=ufi

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  9. https://www.facebook.com/mediathequemamandalapetitchou/photos/a.1887696961540949/1887697001540945/?type=3&theater&hc_location=ufi

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  10. Anne-Céciledécembre 19, 2018

    Hum, c'est malin Elsa... Moi qui avait terminé mes achats de Noël pour mes 3 gars, me voilà à commander 3 bouquins supplémentaires... ;-)

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    1. Fais comme moi : fais les venir dans ta bibliothèque de secteur !! Je n'achète quasiment plus de livres ...

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  11. Pour les livres, nous sommes très exigeants et nos goûts correspondent aux critères des living-books de Charlotte Mason. De plus, les livres fantastiques ne font pas du tout partie de ce que l'on aime. Pour Noël, mon grand de 9 ans recevra ce livre "Ben-Brooks-Histoires-pour-garcons-qui-veulent-changer-le-monde sans tuer de dragons" et ma fille aura plus tard "histoires du soir pour filles rebelles", j'ai hâte de les lire avec eux!

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    1. Ce commentaire qui me fait réaliser que j'ai oublié un paragraphe lors de la rédaction de cet article. Je voulais expliquer pourquoi je me concentrais ici sur le genre Fantastique, et j'ai oublié !! Pour faire vite, pour dire à un enfant "Deviens tout ce que tu veux", je trouve qu'il n'y a pas mieux. "Tu peux devenir ce que tu veux, MÊME CE QUI N'EXISTE PAS !" La classe. :-)

      Décidément ces livres que vous mentionnez me font de l’œil, ils ont l'air si bien !! C'est juste leurs titres qui me déplaisent. Une fois de plus pourquoi ce clivage : pourquoi des histoires "pour filles" et d'autres "pour garçons" ? Pourquoi pas "Histoire pour les enfants qui veulent changer le monde sans tuer de dragons" et "Histoires du soir pour enfants rebelles ?" Ça a tellement plus de sens, tout de suite !!

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  12. Elsa, je commente rarement mais je lis tous tes articles avec beaucoup d'intérêt.
    J'ai envie de te remercier tout particulièrement pour celui-ci. Merci de ce partage.
    L'initiative de la ville de Grenoble me semble vraiment pionnière en France, souhaitons qu'elle fasse des émules.
    Je me souviens de mon désarroi lorsque mon aîné a commencé à lire, les gros titres des faits divers lui sont devenus accessibles (sur certains de nos trajets) alors que nous n'avons jamais eu de télévision. Je suis toujours très admirative de tes réflexions et je me demande comment tu abordes la question des images choquantes avec tes enfants, via les panneaux publicitaires. Très partagée à l'idée d'en parler (quand il n'y a pas une interrogation explicite des enfants) car j'ai peur de diriger leur attention sur quelque chose qui serait peut-être, par bonheur, passé inaperçu. Pourtant je me suis toujours demandé quel effet cela faisait à un enfant d'attendre le bus devant une femme dénudée qui nous vante sa petite culotte (entre autre) et cela m'a toujours paru surréaliste. Alors l'initiative de la ville de Grenoble, j'applaudis ! En tout cas, demain, je parlerai de ce projet, pour ouvrir une discussion à ce sujet.
    Pas plus tard que tout à l'heure, j'ai offert à mon plus jeune fils de 8 ans un petit cadeau dont j'étais certaine qu'il lui ferait un immense plaisir car tout à fait exceptionnel : un petit set de pâte à modeler avec un outil qui permet de ressortir la pâte sous forme de "rubans" plus ou moins fins ou épais et de faire aussi d'autres motifs, un peu comme une machine à pâtes (enfin j'imagine car je n'en ai pas). Ce n'est pas très joli, tout est en plastique avec de la pâte à modeler très beurk (alors que la nôtre est si douce et si belle). Néanmoins c'était le rêve d'un petit garçon de 8 ans depuis trèèès longtemps. En vrai petit "ingénieur", il a rapidement "détourné" les accessoires pour faire à son idée et c'était bien pensé et très réussi. Si je raconte tout cela, c'est parce qu'à un moment donné il a observé la boîte et les deux couleurs qui une fois passées dans l'appareil ne se mélangent pas, en tout cas pas sur l'emballage. Il a bien remarqué que ce n'était pas vraiment possible, même en faisant attention. Il a doctement énoncé que c'était pour faire plus joli et nous donner envie d'acheter. De là une discussion sur les emballages et le mirage des images (boîtes de Lego ou de Playmobil mais aussi emballages alimentaires). Je n'aurais jamais imaginé que c'était une si bonne idée d'offrir ce jouet !
    Elsa, merci infiniment pour ton blog, toujours source de réflexions et d'apprentissages. Belles fêtes de Noël. Verveine

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    1. Bonjour Verveine !

      Alors, pour les panneaux publicitaires, c'est très simple : mes enfants n'en voient jamais !! Nous habitons à la campagne, il y a quand même quelques panneaux miteux dans le centre bourg, mais généralement ils sont vides, ou ils vantent la même marque de yaourt pendant 2 ans ... Pas de visages, pas de lingerie (oh, je crois que les Mamies de chez nous râleraient auprès du maire s'il y avait de la lingerie !!). Il y a un arrêt de bus qui affiche en grand les expos des musées régionaux (pas bien méchant, et même intéressant, mais on ne passe jamais devant)

      On va en ville une fois par saison environ, mais c'est à Grenoble, assez préservé, donc.

      Les courses se font toujours sans les enfants, sauf de très rares exception.

      Ceci dit, les enfants grandissent, et ils sont à présent bien outillés pour commencer à décrypter tout ça (surtout Antonin qui vient d'avoir 8 ans). Encore aujourd'hui, j'ai été obligé de les emmener dans un magasin car Louiselle avait besoin de gants d'équitation et je voulais qu'elle les essaie. Antonin m'a dit : "Oh là là, il y a plein de choses qui me font envie dans ce magasin ! Ils le font exprès, de me faire envie, car ils aimeraient bien qu'on achète plein de choses !!" :-D

      On est ressorti avec ce qu'on était venu chercher et basta. :-)

      "On est plus fort qu'eux" a conclu mon fils avec un petit sourire satisfait.

      Ils s'entendraient bien nos garçon, hein ? ;-)

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  13. Bonjour Elsa,

    Comme toujours un article très riche et fort intéressant.
    Je ne vais pas ajouter de références de livres, vous l'avez très bien fait et les commentaires précédents aussi mais je me demandais, sur ce même thème de l'égalité homme/femme et du féminisme si vous connaissiez les jeux topla.
    Je pense que oui mais si ce n'est pas le cas, vous pouvez allez voir leur site et je pense que leur concept vous plaira.
    Pour ma part, je vais offrir la bataille féministe ou le jeu des 7 familles inspirant à mon garçon de 6 ans, auquel je dois rappeler de temps en temps que les filles sont aussi fortes et aussi intelligentes que les garçons (merci les copains pour la propagation des clichés...).
    Je vous laisse le lien du site dont je vous parlais :
    https://playtopla.com/

    Belle journée et passez de belles fêtes de fin d'année.
    Adeline

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    1. Merci beaucoup !!

      Ces réflexions me font penser à quelque chose : lorsque mon fils joue à un jeu vidéo , il choisit indifféremment un personnage féminin ou masculin. Ça ne le gêne pas de dire : "Je suis ELLE." Je trouve que c'est un bon indice du fait qu'il est capable de s'identifier à l'Autre. :-)

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  14. ici 1 fille de 4 ans entre 2 garçons de 5 et 2 ans. LA poupée à cheveux intéresse autant le grand que la moyenne, le poupon le petit (quasi tout les jours). les 4 barbies (de mon enfance ou de vide grenier) intéresse également (ma fille ne jouant pas plus avec que les garçons, elle les a trouvé chez mes parents) idem pour la tête à coiffer..(petite j'étais fan de Barbie pour les habits et les aménagmeents, un peu plus controversée maintenant, mais très utile pour la motricité fine de l'habillage!!bon ok le côté très formée de la barbie est parfois gênant pour les enfants, ça fait parler de biologie/physiologie...)...par contre les engins sont essentiellement utilisés par les garçons...la dinette par tous (et en tant que ludothécaire je confirme ça intéresse fille et garçon également)...le pitchoune met toujours la robe de déguisements multicolore pour écouter et danser sur de la musique mdr! (bon ça inquiète certains! ) mais ils font bien la différence physiologique fille/garçons quand même...la reine des neiges les attire tous (bien qu'on n'est pas la TV ni tablette...merci l'école...!)mais ma fille est quand même très princesse robe et rose(et on ne l'a vraiment jamais poussé à ça, n'étant pas hyper féminine...!)Elle ne joue pas tant que ça aux poupées (vraiment pas plus que ses frères, même si elle aime les robes de princesse que qu'un lui a offerte (beurk) ou son costume de fée en rose fait maison...), elle préfère écrire et dessiner, puzzles et jeux de sociétés.
    comme livre, j'ai beaucoup aimé "un jour mon prince viendra": l'histoire d'une princesse qu'on éduque à se faire belle et à attendre son prince...très enthousiaste au 1er prince aperçu puis très vite fortement déçue du rôle qui l'attend, elle part à l'aventure contre dragons et bandits, et fini avec un simple pêcheurs dans une maisonnette pas forcément bien tenue mais bien vivante et plein d'amour, et repart faire le tour du monde quand monsieur s'occupe des enfants. J'ai trouvé assez drôle et sympa...par contre on n'a pas vraiment aimé "1er manifeste de féministe" (trop féministe à notre goût, dans le mauvais sens)
    les livres de la collection "histoires de France" sont bien aussi.

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    1. Merci pour ces références, je crois qu'on a les mêmes goûts ! :-)

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  15. Récemment j'ai beaucoup aimé lire le tome 1 de la bande dessinée "Calpurnia". C'est beau, ça se passe au Texas en 1899, et c'est l'histoire d'une jeune fille qui se découvre une passion pour l'étude du monde qui l'entoure, avec l'aide de son grand-père naturaliste. La bd est elle-même adaptée d'un roman jeunesse, mais je ne sais pas ce qu'il vaut. J'avais justement apprécié découvrir une fiction centrée sur l'intérêt d'un personnage féminin pour les sciences naturelles (en petit bémol, il y a une intrigue secondaire autour de la fratrie de Calpurnia et notamment de la question du mariage qui m'a semblé superflue. Mais peut-être que c'est mon cynisme qui parle). Quant à la tranche d'âge des lecteurs je n'arrive pas à trouver de recommandations...je dirais 8/9 ans chez un enfant déjà mordu de lecture ? Grand minimum ? :/ J'avoue que j'ai du mal à juger du niveau "adapté" aux plus grands enfants, justement...mon avis est à prendre avec des pincettes.

    Et puis, celui-ci n'a pas d'héroïne, mais pour la bonne humeur et le rose très flashy je recommanderais bien aussi l'album "Princesse Kévin" qui fait un chic pied de nez au sexisme. On pourrait lui faire le même reproche qu'à cette petite phrase dans "Anya et Tigre Blanc" qui a fait tiquer Antonin, je pense...Kévin aime sa robe rose et est une princesse pour le spectacle de l'école, OUI MAIS certains se moquent. OUI MAIS il ne trouve pas de chevalier pour lui donner la main. Ah tiens ? Ben pourquoi donc ? Ceci dit, cet album a le mérite de s'attaquer à l'idée folle que les garçons ne devraient pas faire de choses qu'on associe typiquement aux filles, et c'est encore quelque chose de trop rare dans la littérature jeunesse (et dans les mentalités de manière générale), je trouve. L'album se termine sur une note positive et toujours aussi rose :)

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  16. Bonjour,
    Super article Elsa, merci. Il y aurait tant à dire ... ça va un peu plus loin, mais sur la pensée en complexité, je commence à réfléchir comment intégrer les notions de langage et d'écriture inclusives avec mes enfants (5 ans et 1an) sans que cela soit gênant pour l'école (notamment sur cette fameuse règle du masculin l'emporte). Je suis brève mais je reviendrai mettre des références si cela intéresse.
    Je venais surtout pour un aspect plus technique sur les livres : C'est possible que tu connaisses déjà mais j'utilise ici beaucoup ce site : https://www.placedeslibraires.fr/ qui permet de trouver dans quelle libraire autour de nous un ouvrage est disponible sans passer par amazon. A un moment ils avaient même un super bouton qui renvoyait vers leur page lors d'une recherche amazon ...
    Belle fin d'année à tou.te.s !
    Cynthia

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    1. Je veux bien tes références sur l'enseignement de l'inclusion, c'est effectivement une question assez délicate sur laquelle je ne me suis pas encore positionnée ! :-)

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    2. Ah, et concernant l'approche linguistique : connais-tu le très questionnant "Zizi des mots" (tome 1 et tome 2) d'Elisabeth Brami ? C

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  17. Bonjour,

    'est marrant, moi pour ma fille (et maintenant mon fils), j'ai commencé ujne bédethèque féministe : avec des héroines de mon enfance pour contre balancer les spirous et les tintins que j'aie
    Petite, j'avais découvert Isabelle de Will : une petite fille débrouillarde qui vit des aventures avec son grand oncle magicien. Et puis j'étais fan de Yoko Tsuno. Récemment j'ai découvert les carnets de Cerise. L'histoire et le dessin sont tops. Lou aussi m'a fait de l'oeil.
    Anne

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  18. Bonjour Elsa, merci mille fois pour l'idée d'emprunter Bergères guerrières, j'ai pris autant de plaisir que ma fille de 6 ans, passionnée de lecture, et mon fils de 3 ans, passionné d'histoires, à suivre les aventures de Molly. Je fais du forcing auprès de la médiathèque pour qu'ils se procurent le tome 2 !

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