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Wednesday, June 6, 2012

Langage passif

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Quoique le vocabulaire d’Antonin, 17 mois, soit encore très limité, je suis vraiment étonnée de constater, depuis plusieurs mois dejà, à quel point il comprend tout !

Si nous cherchons un objet, il cherche avec nous… et le trouve, bien souvent ! En particulier s’il s’agit de ses chaussures, de ses chaussons ou de ses chaussettes !

Il comprend très bien que certains objets (biberons, bavoirs, bobs…) soient à sa petite soeur, même s’il possède lui-même des objets très similaires. D’ailleurs quand il en trouve un qui traîne, il le lui apporte.

Si nous citons un de ses albums, il va le chercher !

Il salue à bon escient, souvent par geste. Antonin ne sait pas dire « Bonjour », mais maitrise le « A’voir ». Tout y a droit : « Au revoir » quand on sort d’une pièce : « au revoir la cuisine, au revoir la salle de bain, au revoir, la chambre des parents !! ». Nous disons aussi « Au revoir » au contenu du pot lorsque nous le vidons dans les toilettes (« A’voir caca ! » : la première phrase à deux mots de mon fiston !!). Et surtout « Bonjour » à Louiselle dès que l’occasion se présente (20 000 fois par jour, oui, c’est cela).

Si nous lui demandons « As-tu faim ? Veux-tu manger ? » ou « As-tu sommeil ? Veux-tu faire dodo ? », il nous « répond » (généralement la réponse est oui !) en désignant la porte de la cuisine… ou la réserve de tétines ! A vrai dire « tétine » et « dodo » sont tellement associés dans son esprit que je me demande s’il ne croit pas qu’on lui demande s’il veut téter ! (ce qui expliquerait l’enthousiasme…).

Si je réclame un « calin » ou des « bisous« , Antonin me les accorde, grand seigneur ; quoique depuis quelques temps, il préfère m’apporter ses peluches et sa poupée pour que je puisse combler mon besoin de tendresse sans le déranger. Oui, bien sûr, après tout, c’est pareil…

Ne parlez surtout pas de chien à la maison ! Même coincé dans une phrase complexe, le mot lui saute à l’oreille, et Antonin bondit comme un diable sur son imagier des animaux qu’il ouvre à la bonne page avec fébrilité en répétant « chien », « chien » (ou moins quelque chose qui y ressemble, le [ch] étant plus suintant, un peu mouillé, et le [ien] plus nasal… Qu’il est compliqué à dire, ce mot si important !).

Les exemples sont si nombreux dans une journée, que je pourrais multiplier les anecdotes et écrire toute la journée !

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